Défi #5du5: Mon jardin de plantes médicinales

Pour ce défi photo du mois d’août, j’avais envie de vous présenter ces plantes que j’essaie de faire pousser en pots chez moi et dont je me sers en tisane pour soigner mes SPM et autres petits désagréments féminins. Depuis que j’utilise ces plantes, j’ai vu une diminution notable de la durée de mes périodes et de mes sauts d’humeurs. Il va de soi qu’étant présentement enceinte, je réduis au maximum les plantes médicinales que je consomme, mais je me prépare pour mon post-partum!

Pour un goût citronné et s’apaiser: la mélisse

Mélisse

Pour aider son utérus: la feuille de framboisier

Framboisier

Pour stimuler ses sens: La menthe poivrée

Menthe

Pour calmer l’anxiété: La camomille romaine

 

Camomille romaine

Pour un parfum floral et se relaxer: La lavande officinale

Lavande

 

Une des prochaines plantes à s’ajouter à celles-ci sera le millepertuis, si je suis capable de le faire pousser à partir de graines.  Le défi de mon prochain printemps!  J’ai aussi un rosier sauvage que j’ai recueilli et que je tente de faire grandir. Reste à voir s’il survivra à l’hiver…

Et vous, avez-vous des plantes en tisane avez-vous dans vos plates-bandes ou en pots chez vous qui vous font du bien?

Pour vivre, on a besoin de rêves!

Rêver…

Ce qui nous garde en vie. Avec l’aspiration à quelque chose de meilleur pour nous, quelque chose qui nous amène à nous réaliser, c’est ainsi que nous nous sentons en vie.

Rêver pour vivre

Faire confiance en la vie malgré les embûches

Lorsque l’incertitude est omniprésente, l’espoir qu’un jour nos rêves se réalisent diminuent et nous amènent à être en résiliation de survie… Apprivoiser cette incertitude pour conserver l’espoir qu’après cette période, il sera possible de réaliser un de nos 5 grands rêves de vie (voir mon article sur Le Safari de la vie) devient alors un grand défi à surmonter.

Dans ces moments-là, j’essaie de garder en tête que:

Rien n’arrive pour rien. Chaque défi qui croise notre route nous amène à apprendre sur nous, sur la vie. C’est par notre expérience que nous grandissons et évoluons vers une meilleure version de nous-mêmes.

faire confiance à la vie

La vie fait bien les choses

Ces imprévus qui croisent notre route ont leur raison d’être. Ça peut paraître hippie de penser de cette façon, mais c’est ce qui m’a grandement aidé à garder le cap. Je dois avouer que je ne crois pas en la religion, mais je crois en la spiritualité. Notre “esprit”, voire notre capacité de réfléchir, est quelque chose qui se développe avec le temps et les événements. Pour moi, il est important de s’outiller afin d’améliorer ses capacités mentales pour jouir d’un dialogue intérieur plus bienveillant envers soi-même.

Ce qui m’a aidé

À travers les épreuves que le mode de vie militaire nous a imposées, j’ai eu la chance d’avoir croisé des gens qui m’ont beaucoup aidé. Une de ces personnes est sans aucun doute la travailleuse sociale du Centre de la Famille qui m’a été assignée. J’ai eu la chance de profiter de ses services grâce aux programmes du Centre. Par nos séances, il m’a été possible d’extérioriser mes pensées et de relativiser par rapport à elles car lorsqu’on est en résilience de survie, la prise de recul face à la situation est très difficile à faire. De plus, mon attitude face à la situation avec laquelle je ne me sentais pas bien a changée. Au lieu d’être en confrontation et dans le déni, j’ai tranquillement commencé à accepter ce qui nous arrivait. J’ai tenté de trouver des moyens pour se sentir mieux et vivre en “harmonie” avec cette nouvelle réalité.

Le changement n’est jamais évident à accepter et avec la vitesse à laquelle il est possible d’en vivre lorsqu’on est une famille militaire, notre capacité d’adaptation risque d’être mise à l’épreuve plus d’une fois! Voici ce qui m’a permis de m’améliorer en situation de défi:

  • La cohérence cardiaque: le simple fait de prendre de grande respiration m’ont permis de constater à quel point ma respiration n’était qu’en surface au lieu d’être profonde et lente. Au début, un cycle de trois minutes m’était très difficile.
  • L’acceptation de ses pensées: par la lecture de du livre Le piège du bonheur, j’ai constaté à quel point il est vrai que notre dialogue avec nous-mêmes peut nous amener une certaine frustration. C’est en prenant du recul face à ce que mon cerveau pensait que j’ai réussi à relativiser les choses.
  • Prendre du temps pour soi: En dépit de mes heures de sommeil, j’ai commencé à investir du temps pour me consacrer à des petits projets qui me font du bien. Que ce soit de partager mon expérience par le blogue, le tricot ou encore en échangeant avec les gens vivant des situations semblables aux miennes sur les réseaux sociaux, le fait de me déconnecter de mon rôle de maman m’a fait du bien. Certes, ce n’est pas évident à faire lorsqu’on choisit d’être maman à la maison, mais pour moi c’est essentiel.

Un heureux imprévu

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Cet hiver, nous avons eu, mon homme et moi, une surprise: je suis tombée enceinte.  Nous avions décidé qu’avoir trois enfants nous satisfaisait, mais la vie en a décidé autrement. Nous n’avons eu aucun doute à savoir si nous poursuivions ou non cette grossesse, car nous en avions déjà parlé. Puisque nous aimions les enfants, nous allons accueillir cette nouvelle vie avec plaisir.

 

Cette nouvelle est arrivée alors que la restriction imposée nous donnait un certain fil à retordre. Au final, cet imprévu allait nous donner la chance de contrôler un peu notre réalité après un an d’incertitude. Le congé parental à venir de papa nous permettra de vivre en famille pendant un bon moment nous laissant ainsi un certain temps supplémentaire pour vendre la maison et se retrouver ensemble après une année tumultueuse. De plus, nous aurons la chance de prendre du temps pour voyager tout en apprenant en famille, rêve que je caresse depuis plusieurs années déjà. La décision de partir en voyage a été un vrai “game changer” pour moi à un moment où j’en avais vraiment besoin: un peu de certitude alors que je commençais à perdre espoir en un changement de situation familiale pour nous.

Comme quoi la vie nous réserve de belles surprises malgré les embûches!

 

 

Défi 5 du 5 de juin: #JournéeDelEnvironnement

En ce 5 juin, j’ai décidé que cela faisait trop longtemps que je n’avais pas fait de défi photo. J’ai donc profité de cette Journée de l’Environnement dans mes plates-bandes pour prendre mes 5 clichés et les partager avec vous!

Ce que j’aime du jardinage est le fait qu’il me permette de décrocher ou encore de me réfugier dans mes pensées alors que je réalise quelque chose de concret. Le fait de voir ensuite les plants pousser naturellement, sous les bons soins, me donnent un sentiment de satisfaction difficile à expliquer. J’aime récolter concrètement le fruit de mon labeur de l’été, voir qu’une petite graine peut devenir un superbe plant ou arbre qui produira ensuite des plantes, fruits ou légumes que nous pourrons consommer.

En jardinant, j’arrive à combler mon besoin de nature malgré le fait que je réside en plein coeur de la ville! Ma cour verdit au fur et à mesure que les plantes poussent et on dirait que cette verdure me redonne l’espoir et l’inspiration qui s’étaient dissipés lors de notre long hiver.

 

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Fleurs de pommiers qui se transformeront en délicieux fruits
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L’odeur du lilac est si doux pour les papilles olfactives
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Mélisse, plante qui donnent un goût citronné à mes tisanes
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Plant de fève qui produira des légumes savoureux
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Un arrangement où la nature se marie avec nos bâtiments

Je devrais donc ajouter le jardinage à mes 5 choses qui m’aident à sortir de la grisaille ou encore dresser une nouvelle liste des activités qui me font du bien, pour rester sous une connotation plus positive vers la connexion avec #monnombril. C’est donc à suivre!

Et vous? Aimez-vous jardiner? Quelles sont les plantes qui vous font le plus de bien?  Quelle autre activité estivale aimez-vous faire pour vous détendre? Qui vous permet de vous recentrer et reconnecter avec vous-même?

Être le seul capitaine du bateau

Vous est-il arrivé d’être dans un épisode, voire même une série, d’événements qui vous amènent défis par dessus défis, une chose n’en attendant pas une autre? La dernière année m’apparaît ainsi: après la mise en marché de notre maison à trop haut prix, nous l’avons brûlée. Un an plus tard, elle est toujours à vendre et nous vivons à distance de papa depuis près de 9 mois. 

Essai/erreur

Au fil du temps, nous avons essayé certaines choses afin de nous voir un peu plus: scolarisation à la maison, visite de papa pendant une semaine même s’il travaille pour le voir le soir et deux fins de semaine, y aller pendant un long week-end, lui de prendre une journée de plus pour sa fin de semaine… Il y a plusieurs options possible, mais je dois avouer que rien n’est optimal. Ayant de jeunes enfants, ils ont un grand besoin de voir chacun de leur parent régulièrement. Le fait de voir papa moins de 48h, incluant les nuits, n’est pas assez pour eux. De plus, j’ai remarqué avec le temps qu’ils ont un grand besoin de routine, certains plus que d’autres, ce qui n’est pas évident à vivre lors de déplacements et de changement d’environnements.

Réactions

Pour ceux qui sont plus sujets à être anxieux, le fait de se déplacer constamment dans un nouvel environnement leur amène un stress supplémentaire qui les fera réagir davantage en plus de l’excitation de voir le parent dont ils s’ennuient. Comment cela se manifeste? Chez nous, du moins, l’anxiété se fait sentir par l’agitation, la difficulté à s’endormir, les nuits entrecoupées (les enfants se relayant les uns les autres durant la nuit la semaine), la sensibilité plus grande, le chamaillage, l’opposition, etc.

Réagir seul, sans support, sans profondeur

Il est bien évident qu’étant seule capitaine du bateau, la tempête semble plus forte qu’elle ne l’est en réalité. Il vient alors nécessaire de s’exercer à prendre du recul pour être en mesure de réagir adéquatement lors de situations conflictuelles ou “énergiques”, disons-le ainsi. Mais seul, le recul ne permet pas de garder la tête hors de l’eau, car l’énergie dépensée à pateauger peut vite nous amener à être en carence: d’énergie, de patience, de zénitude, … On se trouve alors submergé dans un tourbillon qui semble nous emporter aux abysses à moins qu’on se fâche et réagisse avant de sombrer.

Constat

C’est à ce moment que l’on se déçoit: de par notre réaction, de par notre envie d’être en harmonie avec les siens au lieu de nager à contre courant… On souhaiterait effacer tout et recommencer. Modifier ce détail qui aurait pu tout changer avant que le tourbillon ne s’emporte et nous amène à regretter notre réaction.

Il est tout à fait normal de se laisser emporter par le vent et la tempête, de remettre en question nos réactions. Il devient impératif d’accepter nos défis, nos erreurs et les obstacles qui nous font face. Ils nous permettront de grandir afin d’être plus solide ou d’apaiser plus facilement la prochaine tempête.  C’est dans une mentalité de croissance que nous ressortirons grandis de ces défis.

Espoir

Le défi ultime: Se pardonner. S’octroyer le droit d’être humain. Diminuer ses attentes envers soi-même. Accepter que l’erreur est humaine et normale. Un défi de taille pour le capitaine qui sent la pression de tout le bateau sur ses seules épaules, mais Oh! combien aidant lorsqu’il est réussi!

Namasté

Retour à la routine: accepter à nouveau sa situation

Le Fêtes, le moment parfait pour déconnecter, refaire le plein de sommeil et profiter des moments en famille qui s’offrent à nous. C’est aussi le moment parfait pour oublier notre réalité!

Cette année papa a choisi de prendre un mois de vacances pendant les Fêtes. Je trouvais ça beaucoup considérant le fait que nous sommes l’hiver, mais nous en avions vraiment besoin. Grâce à ce mois, j’ai pu dormir! Me reposer et recharger mes batteries avant de recommencer la nouvelle année.

Au retour des Fêtes, j’ai été dans une espèce de période de déni: je ne voulais pas croire que la routine allait reprendre et que nous allions encore être séparés de papa pour la prochaine demie année. Il faut être réaliste, les maisons ne se vendent que très rarement pendant l’hiver et souvent les prises de possession sont en juin/juillet. Ainsi va la vie comme on dit.

Mais, on doit un jour ou l’autre faire face à la réalité et l’accepter. Pour me permettre une transition tout en douceur, je n’ai fait aucun bilan d’année et je ne me suis fixé aucun objectif pour l’an à venir. J’ai simplement pris le temps de recommencer cette routine et de m’y acclimater. J’ai pris le temps de vivre cette transition sans attente de performance de ma part. Le simple fait de me laisser du temps, de l’espace et une marge de manoeuvre m’a grandement aidée à rester zen. La transition s’est donc fait doucement sans réaction autant du côté des enfants que de celui de la maman.

Peu à peu, j’ai repris le goût de me donner un but (autre que celui de vendre la maison puisque je n’ai aucun contrôle sur ceci) pour moi, pour m’amener à penser à autre chose qu’au fait d’être maman solo sur semaine. J’ose donc espérer avoir la possibilité de prendre le temps pour travailler sur mes propres projets, soient la rédaction sur Ma vie avec mes pissenlits et peaufiner mon offre de services de LilyAcademix.

Femme-Mère

Un superbe partage d’une amie que j’avais envie de mettre au grand jour. Un texte rempli de bienveillance envers soi-même qui illustre en grande partie le cheminement que j’ai parcouru aussi de mon côté. Et vous qu’en pensez-vous? Un texte qui me parle beaucoup en cette veille du jour de la Femme…

«Femme-Mère»

J’ai retrouvé mon rythme de vie,
J’ai retrouvé ma force et mon instinct pour me guérir, me débrouiller, me faire confiance,
J’ai retrouvé mon identité, mon ressenti, ma nature sauvage et primitive,

J’ai appris à organiser ma vie, mes journées, mes moments personnels,
J’ai appris à accepter mes émotions, à les vivre, les accueillir,
J’ai appris à aimer mon corps et comprendre ses messages,
J’ai appris à connaître le vrai amour par l’existence crue de chaque moment, triste ou heureux,

J’ai dépassé mes limites,
J’ai vaincus mes peurs,
J’ai laissé aller mon passé pour vivre avec mes enfants,

J’ai appris à bâtir ma vie à mon image,
À aimer, respecter et prendre soin de la nature,
J’ai appris à être disciplinée avec moi-même,
À trouver la joie et l’accomplissement dans les petites choses,
J’ai appris à être honnête avec moi-même,

J’ai compris que rien n’est blanc ou noir,
Qu’aucun chemin, aucun conseil, aucune opinion n’est bonne ou mauvaise,
Que chaque personne, chaque être vivant a son rythme et ses particularités,
Que nous sommes le résultat de nos adaptations personnelles,
Que donner son avis n’est pas nécessaire,
Qu’écouter, être présente et être moi-même vaut beaucoup plus qu’une parole,
Qu’aucune méthode n’est infaillible,
Qu’aucune théorie n’a réellement son poids dans la pratique,
Que je ne suis pas parfaite,
Que j’ai le droit de pleurer, d’être en colère, d’être seule et d’aimer cette solitude,
Qu’être mère, c’est être douce et aimante, mais aussi stricte et disciplinée,
Qu’éduquer mes enfants est le projet le plus gratifiant qui soit,
Que les jugements sont le reflet de ceux qui les posent,
Que les craintes sont l’expression d’une peur de l’inconnu…

Être mère fut la clé de ma liberté,
Me permettant de voir et d’apprécier la vie avec ses hauts et ses bas,
Sans crouler sous la culpabilité…

Être mère m’a permis de manifester la femme que je suis vraiment,
Avec toutes mes imperfections et mes tempêtes,

Être mère m’a démontré ce qu’est réellement l’amour sans jugement,
Ce qu’est la vie tout simplement!

 

ML

J'ai lu: Le piège du bonheur

Un des livres que m’a suggéré ma travailleuse sociale est Le Piège du bonheur de Russ Harris. Ayant été conçus pour survivre à des situations de stress intense de courte durée alors que nous vivions en homme des cavernes, notre nature profonde n’a pas changé au fil de notre évolution. Même en ces temps modernes, il y a toujours cette petite voix qui nous prévient d’un danger potentiel. Bien qu’il ne s’agit plus du tigre du Bengal que nous voyons au loin qui vient en notre direction, nous avons toujours en tête tant de choses qui nous préoccupent.

Le piège du bonheur

Une de ces préoccupations est d’être heureux. Mais au fait, qu’est-ce que le bonheur réellement? Qu’est-ce qui nous amène à ressentir le bonheur? Est-ce normal de ne pas le ressentir à tous les jours, à toutes les heures, à toutes les minutes? Le piège du bonheur vient remettre certaines croyances qui sont encrées en nous, par notre mode de vie nord américain, depuis que nous sommes tous jeunes. C’est par la thérapie ACT, que l’auteur nous propose de ne considérer que les pensées et les émotions qui nous sont utiles à travers différents exercices à réaliser sur une certaine période de temps qui nous conviendra.

L’impact de ce livre dans ma vie

Puisque je n’ai pas beaucoup de temps pour m’asseoir et lire, généralement, j’essaie de mettre à profit mes lectures. Dans ce cas-ci, cette lecture a été très bénéfique pour moi. Alors que j’étais en plein processus d’apprivoisement de mon SPM, j’ai, petit à petit, pris du recul face à ce que je ressentais, à accepter le seul fait que je ressente certaines émotions désagréables et à les laisser aller tout simplement. Ce livre m’a fait découvrir par la bande la pleine conscience et m’a amené à chercher des moyens pour me poser et me recentrer. J’ai donc découvert la cohérence cardiaque, suite à la suggestion de ma cousine enseignante, et la méditation.

La lecture de Les pièges du bonheur m’a donné de très bonnes pistes et proposé des exercices que j’ai pu essayer afin de voir ce qui m’aide le plus lors de situation émotives fortes. À tous ceux qui ont besoin de voir les choses autrement, sous un autre angle, je vous conseille fortement cette lecture.

Disponible sur Amazon.ca

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2017 en espérant qu'il soit très différent de 2016!

Normalement, je ne fais pas de bilan de fin d’année, mais puisque j’ai tendance à broyer du noir ces temps-ci (merci carence de vitamine D!), je me suis dit qu’une petite rétrospective de 2016 me ferait du bien. Peut-être que le fait de voir d’un autre oeil tout ce qui m’est arrivé en 2016 m’aidera à faire la paix avec cette année houleuse et repartir du bon pied pour la prochaine à venir, car Dieu sait qu’elle sera plein de défis elle aussi! *À noter qu’il m’aura fallu un mois entre le début et la fin de la rédaction de ce billet, comme quoi nous avons besoin de temps à l’occasion ;).

2016: on sort de notre zone de confort

Janvier 2016

Voilà maintenant deux ans que nous sommes revenus dans la région de Québec après 3 ans en Ontario. Ayant eu mon lot de hauts et bas suite au déménagement, le fruit de mes efforts pour apprivoiser mon nouveau quartier, ma nouvelle vie et mes SPM (vive la trentaine féminine…) a commencé à porter fruit.

J’ai réussi à accepter le fait que l’apprentissage en famille n’est pas ce qu’il y a de mieux pour notre premier né grâce au fait qu’il aime aller à l’école tous les matins et qu’il vit dans un beau groupe guidé par une merveilleuse enseignante. Je partage donc mon quotidien avec nos deux plus jeunes qui apprennent à être et jouer ensemble.

Avril 2016

Une offre de mutation se pointe le bout du nez: Retourner à Kingston, cette ville dans laquelle nous désirons nous retirer pour nos “vieux jours”. Nous serions fous de ne pas l’accepter puisqu’elle me manque tant. Mon homme accepte donc la mutation et nous engageons les procédures de mise en vente un peu précipitamment, comme bien des gens du milieu.

Le pire que nous craignons arrive. La maison n’est pas vendue au début du posting de l’homme. Nous avons d’ailleurs des différents avec les courtiers qui ne semblent pas apprécier notre maison à sa juste valeur… La restriction imposée s’impose d’elle-même.

Septembre 2016

Un peu en déni de la nouvelle réalité qui se dessine à l’horizon, nous tentons l’expérience de la scolarisation à domicile de notre plus vieux afin de pouvoir  avoir davantage de liberté et aller vivre à temps partiel avec papa. En raison de différents éléments, dont l’adaptation récurrente que les enfants ont à vivre, cette expérience ne répond pas aux besoins de tous les membres de la famille. Notre grand prendra donc le chemin de l’école vers la mi-novembre.

Novembre 2016

Le retour à la routine “scolaire” ramène une certaine structure à nos journées. Notre grand se sent bien à l’école, les amis qui lui manquaient l’ont accueilli chaleureusement et il se fait une place très facilement. À la maison, bien que le jeu soit la principale activités pour mes deux plus jeunes, ils apprennent beaucoup! Ils sont d’ailleurs devenus de vrais complices. Leur imaginaire me fascinera toujours. Ils peuvent jouer des heures et des heures sans anicroches seuls dans leur monde qu’ils se sont construit. La poussière se dépose tranquillement, ce qui me permet de mettre un baume sur mes déceptions, de me reposer et retrouver ma zénitude perdue.

Décembre 2016

Nous passerons près d’un mois en famille pour les vacances de Noël. La présence de papa est bénéfique pour tous, maman incluse. Un beau moment pour se ressourcer, se poser et passer du temps en famille.

2017: Un nouvel espoir!

Janvier 2017

C’est avec la rancoeur dans le coeur que je n’ose pas poser de regard sur cette année 2016 qui vient de se passer. Il me faudra quelques temps afin d’accepter une fois de plus notre réalité.

J’ose espérer que nous arriverons à changer de courtiers immobiliers pour d’autres qui sauront apprécier notre propriété et la vendre à des gens qui auront un coup de coeur envers cette demeure si unique.

J’ose espérer que nous pourrons nous rejoindre à l’endroit que nous désirons et ainsi débuter un nouvel épisode de notre vie plus stable, pour les enfants, pour mon conjoint, et surtout pour moi. Afin que je puisse enfin construire un projet solide qui me permettra de vivre le mode de vie auquel j’aspire.

On se revoit fin 2017 pour voir comment cette année aura été.

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5 trucs qui m'aident à sortir de la grisaille

Parfois la vie met de beaux gros défis sur notre chemin. Vient alors notre réaction face au changement. Sommes-nous bien avec ce qui nous arrive?  Voudrions-nous que tout soit passé afin que nous soyons à nouveau dans une situation agréable? Notre état de résilience tire-il davantage de la survie que de croissance?

Ces changements

Que ce soit une naissance, un décès, un accident, un déménagement, un changement d’emploi, un changement vient chambouler notre petit monde. Il n’en tient qu’à nous que de se retrousser les manches et de voir ce défi comme une manière de grandir personnellement.

Lors d’un changement, j’ai entendu parler dans le milieu militaire que nous avions besoin de 6 semaines pour s’y faire. Par exemple, il se peut aussi que bien malgré la volonté de bien vivre le changement, la lourdeur de la tâche que l’on s’impose soit au dessus de nos capacités et nous amène dans un état de survie qui ne nous correspond pas normalement.

Dans ces moments, il est important d’en prendre conscience et d’utiliser les ressources mises à notre disposition pour remédier à la situation.

Ça semble facile à faire écrit comme ça, mais cela demande une  grande capacité de recul et d’acceptation de soi pour arriver à se sortir la tête hors de l’eau et commencer à nager  vers la bonne direction.

Comment arriver à s’aider lors de changements déstabilisants?

Il existe plein de possibilités et de ressources! De la consultation auprès de spécialiste à la lecture sur le développement personnel en passant par ces petits rendez-vous avec soi que nous nous offrons de temps à autre, la liste est aussi variée que le nombre de personnes sur Terre! Je vous partage donc ici, ces choses qui m’ont aidé lorsque je naviguais dans les vagues torrentielles. À vous de voir qu’est-ce qui vous ferait du bien dans votre contexte à vous.

  1. S’extérioriser: Il est important, selon moi, de vivre le changement ensemble et non les uns contre les autres.  Il est donc important de faire la paix avec ses préoccupations intérieures pour accueillir celles des autres.  Que ce soit avec une amie, un professionnel de la santé mentale, s’exprimer sans peur d’être jugée m’a enlevé une grande pression que je m’étais mise sur les épaules. Je m’étais mise en tête que je devais être parfaite, en charge de tout (j’étais à la maison, aussi bien tout faire le jour pour profiter de nos soirées avec papa) alors qu’il était primordial d’être humaine lors de cette situation de changement (un déménagement dans ce cas-ci).
  2. Prendre conscience des manifestations de nos réactions: J’ai remarqué que j’avais la tendance à exiger la perfection à mes enfants, tout comme je me l’exigeais. J’avais oublié qu’ils étaient des enfants et que la majeure partie du temps ce qui me dérangeait n’était vraiment pas la fin du monde. De plus, les enfants réagissent eux aussi à leur manière lors de changement. Ils réagissent d’autant plus si les parents sont eux-mêmes en réaction à la nouvelle situation qui se pose, puisqu’ils les imitent depuis leur plus jeune âge.
  3. S’ajuster: J’ai donc modifié mes exigences envers mes enfants et moi-même. Au diable le ménage impeccable, la vaisselle lavée après chacun des repas, le linge plié dès que la sonnette de la sécheuse résonne. L’étau qui m’étreignait s’est peu à peu desserré, la tension que je ressentais continuellement, m’a quittée tranquillement. Mes enfants l’ont assurément ressenti et la vie s’est apaisée graduellement.
  4. Célébrer son évolution: Il est important de remarquer le progrès que nous faisons en tant que personne et se le mentionner. On peut en parler ouvertement avec ses enfants pour leur montrer que c’est humain de commettre des erreurs et que l’important c’est de  faire des efforts pour s’améliorer: “Te souviens-tu lorsque maman se fâchait souvent? Est-ce que tu trouves que ça arrive moins souvent? Qu’est-ce qui m’a aidé tu penses pour que j’y arrive? Je suis fière d’avoir réussi à me calmer!”  Il est même possible de faire une fête ou une sortie  “je vais mieux” pour se récompenser de tous les efforts que nous avons faits.
  5. Prendre du recul quotidiennement: Dans la folie du quotidien,  il est facile de se laisser emporter par le courant. Dorénavant, j’essaie de prendre un moment pour être seule avec #monnombril à chaque jour. Ce moment me permet de me poser, de me recentrer sur moi, de méditer, de faire quelque chose que j’aime, de penser à moi, de faire ce que j’ai envie de faire. Une fois par jour, je me choisis, pendant 15 minute, 1 heure ou deux, selon mon niveau d’énergie et du temps dont je dispose. Ce recul quotidien me fait un grand bien et me permet de me considérer en tant que personne, car il est si facile de s’oublier quand on a la responsabilité de la maisonnée et des enfants sur ses épaules.

Ce qui m’aidera à traverser des épreuves que la vie met sur la route changera surement avec le temps puisque j’évolue au travers de chacune d’elle. Je crois que rien n’arrive pour rien, qu’il y a une raison à chacun des événements qui nous arrivent.  Les épreuves qui croisent ma route façonnent ce que je suis et m’aident à devenir quelqu’un de plus grand.

À quel défi serais-je confronté prochainement? Seul le temps saura le dire…

 

S.I., deux lettres si puissantes

Si,

Deux lettres qui comportent leur lot d’incertitudes.

Deux lettres qui portent en elles tant d’inquiétude.

 

Si,

Deux lettres qui nous permettent d’imaginer

Les rêves les plus fous que nous puissions réaliser.

 

Si,

Ces lettres auxquelles nous ne devons pas trop penser

Lorsque de nos choix nous amènent à nous questionner.

 

Si,

Nous avions déjà vendu cette maison

Que nous avons choisi spontanément avec passion,

Nous serions tous réunis ensemble en cette saison.

 

Si,

Nous n’avions jamais dit “Oui” à cette suggestion de mutation

Que nous avons accepté afin de nous rapprocher de nos générations

Nous n’aurions pas vécu en si peu de temps toutes ces adaptations

Nous n’aurions pas fait toutes ces rencontres riches en transformation

Nous aurions simplement suivi notre naturelle évolution…

 

À garder en mémoire la prochaine fois que nous aurons une prise de décision à faire:

Chacune de nos décisions ont une influence directe sur notre quotidien et notre futur. Il est important de prendre le temps de réfléchir et d’être à l’écoute de nos besoins du moment pour s’assure que cette décision soit la meilleure qui soit. À partir du moment où celle-ci est réfléchie, la chance de la remettre en question est moindre, facilitant ainsi le fait d’assumer ses choix.

Avoir un mode de vie militaire implique avoir très peu de choix à faire quant à certains aspects de notre vie. Lorsque vient l’occasion de se proposer volontaire ou d’accepter un changement de situation de vie à venir, il importe de prendre en considération tous les aspects de notre vie afin d’être en mesure de se projeter dans le temps et de s’imaginer dans cette future situation. Pour se faire, une connaissance de ses propres besoins et de ceux des membres de sa famille immédiate est essentielle.

En connaissant les besoins précis de son conjoint et ses enfants, il devient ainsi plus facile de faire des concessions tout en considérant aussi leurs aspirations. Les enfants seront ceux qui n’auront rien à dire dans la décision finale, mais qui auront tendance à avoir plus ou moins de difficulté à s’adapter lors d’un changement. La préparation à ce changement sera donc un élément clé dans la manifestation des réactions à ce dernier.

Le plus beau dans tout ça est que, chaque fois, nous acquérons l’expérience nécessaire à vivre les prochains défis qui seront mis sur notre route, car rien n’arrive pour rien !