Du bon temps en amoureux lors d’une sortie Downtown Ottawa #5du5

Être à Ottawa en une journée du défi photo le 5 du 5, quoi de mieux? Une sortie en amoureux en plus!

Nous avons eu la chance d’aller à Ottawa pour participer à la journée Les Tablettistes, du Groupe Media TFO. Nous avons donc profité de la veille pour découvrir un restaurant du quartier Byward Market: Le Highlander Pub.

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À quelques minutes à pied de notre hôtel, nous avons pu, enfin, apprécier une petite consommation en couple sans avoir à se soucier de qui nous ramènera à bon port.

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Le menu offert est tout ce qu’il y a plus de style pub irlandais! Nachos, fish’n’chips, fried chicken, etc.

 

Suite à un bon repas, nous avons profité de l’endroit pour jaser un peu tout en écoutant un chansonnier – que nous soupçonnions de faire du “lip sing”, mais c’est là n’est pas la question! – dans une ambiance chaleureuse.

 

 

Pour terminer notre soirée, nous avons déambulé dans les alentours du Parc Major’s Hill et du Marché By.

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Nous avons même fait un arrêt au Château Lafayette, la première taverne d’Ottawa, qui a ouvert ses portes en 1849 et a eu différentes vocations depuis ce temps. À ce jour, Le laff est un pub/taverne siégeant au coeur du Marché Byward.

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Une journée hebdomadaire typique chez nous: Défi #5du5

J’ai réussi! J’ai pensé à mon défi photo #5du5 aujourd’hui! J’ai cru bon présenter mon quotidien de maman à la maison d’un grand qui va à l’école et de deux plus jeunes qui restent avec elle aujourd’hui.

Le matin, nous nous réveillons vers 6h30 pour nous préparer afin d’aller à l’école amener notre Grand. Après nous avoir habillés, nous prenons notre petit déjeuner pendant que je prépare la boîte à lunch. Quelques fois, j’ai même le temps de me couler un petit café ou une infusion selon mon humeur du moment.

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Ensuite, nous faisons la routine du matin: vaisselle dans le lavabo (ou le lave-vaisselle quand je suis chanceuse et qu’il est vide!), lavage des mains et de la bouche, brossage de dents et des cheveux, habillage pour sortir dehors. Nous quittons ensuite à pied pour l’école vers 7h40.

8h, nous sommes de retour. Soit nous rentrons dans la maison. À ce moment, je finis de ramasser la vaisselle et la cuisine pendant que les deux plus jeunes jouent. Soit nous restons à l’extérieur selon la température.

Aujourd’hui, nous avions des trucs à faire à l’extérieur de la maison, nous sommes donc sortis.

À notre retour, vers 11h00, nous sommes retournés à l’école chercher notre grand pour le dîner et avons croisés des amis! Nous les avons invités à se joindre à nous. Les enfants ont pu jouer ensemble pendant une petite jasette des mamans (ça fait toujours du bien!). Nous avons eu la chance de ne pas avoir à tous s’habiller pour aller reporter à 12h30 notre grand à l’école, car Maman s’est proposée pour aller porter les deux grands à l’école pendant que les autres jouaient.

Vers environ 14h, après le départ de notre visite, un petit repos était de mise. 15h, on doit se réveiller pour notre dernière promenade vers l’école. Le réveil est toujours plus difficile en fin de journée…

 

C’est pourquoi j’installe mon plus jeune dans le porte-bébé et le deuxième dans la poussette (on choisit nos batailles 😉 ).

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15h10, on retourne à la maison tous ensemble. Parfois, on joue dehors, à d’autres moments, on entre pour jouer à l’intérieur (dans notre nouvelle salle de jeux). Une fois tout le monde à l’intérieur, selon l’atmosphère de la maison et le niveau de fatigue, nous faisons les devoirs du Grand afin qu’il puisse rejoindre ses frères pour jouer pendant que je prépare le souper.

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On termine la soirée par de la lecture, du jeu ou des émissions en anglais. Ensuite, la routine du soir vient clore notre journée avant un petit appel avec papa au téléphone ou sur Messenger.

Et vous à quoi ressembles vos journées de semaine?

Défi photo #7on7: Kingston, la belle

Ce mois-ci je vous présente une belle journée de novembre dans la belle ville de Kingston, ON. Notre ville d’adoption que nous avons quitté il y a deux ans et que nous retrouverons dès que notre demeure sera vendue. 

Kingston est une ville où je me sens bien. L’architecture y est belle. Les gens sont courtois et sympathiques. Voyager sur les routes de la région est presqu’apaisant (si on compare nos sorties en voiture dans la région de Québec, il y a une différence!).  Nous revenons d’un séjour de deux semaines question d’avoir une vie familiale “normale” un petit moment. Comme ce séjour a fait du bien pour les enfants, pour le papa, pour la maman et pour les amoureux que nous sommes. Pendant deux semaines, nous avons pu voir papa avant son départ pour le travail, à son retour et toute la fin de semaine. Pas de période à attendre qu’il arrive de Kingston ou à se préparer à ce qu’il parte, nous étions tous dans la même ville!

Lors des journées de la semaine, nous avons profité de la ville. Le 7, une journée particulièrement superbe pour un mois de novembre, nous avons été au parc et avons été sur la grève du Lac Ontario tout près de Queen’s University.

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Aux abords de la grève, se tient la tour Murney, une des tours Martello de Kingston. Tout près de celle-ci se trouve une plaque qui explique son histoire. Nous avons trouvé ça très intéressant et ça nous a permis d’en apprendre davantage sur la vie “dans le temps”.

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Après avoir profité du beau temps, nous sommes retournés au bercail afin de nous poser un peu. Aux environs de la rue King et de Queen’s, il est possible d’admirer de superbes maisons et bâtiments ancestraux qui révèlent le passé de la ville. Plusieurs maisons ancestrales patrimoniales sont présentées ce qui rend les promenades dans le coin riches en expérience.

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Le soir venu, nous avons profité de notre proximité de “Downtown Kingston” pour aller visiter les environs le soir après un bonne bouffe au Lone Start, notre restaurant favori. L’hôtel de ville est magnifique avec son horloge éclairée une fois la noirceur tombée.

 À ses pieds, la station touristique qui a des allures de gare de train est accompagnée d’une vieille locomotive qui nous plongerait tout droit dans “Retour vers le futur”.

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Cet endroit est tout simplement magnifique avec sa vue sur l’embouchure de la rivière Cataraqui et le Collège Militaire Royal. Je dois avouer qu’y aller en soirée ajoute un petit quelque chose de spécial.

C’est peut-être ce petit quelque chose qui fait que je m’y sens si bien!

 

Défi photo #10on10 Octobre 2016: Découvrons Portneuf!

Ce mois-ci j’ai réussi à prendre assez de photos le 10 du 10 pour réaliser le défi #10on10! Je vous partage donc en image notre belle journée ensoleillée à profiter de l’extérieur.

Notre journée a commencé par une petite sortie dans la belle région de Portneuf alors qu’il y a avait une visite de la maison. Nous sommes partis en escapade nous laissant guider par nos copilotes: les enfants. Nous avons abouti sur la 138 à longer le fleuve en direction de Portneuf, village où se tient le plus long quai au Canada. Nous sommes arrêtés chez un antiquaire en quête de trésors à découvrir, pour ensuite nous diriger vers le quai afin d’admirer le fleuve sous sa brise plutôt glaciale.

 

 

Aux abords de la marina de Portneuf, se situe La perle du St-Laurent, un restaurant qui offre la possibilité d’admirer le fleuve et ses passants du jeudi au dimanche pour le diner et le souper. Ils sont ouverts pendant la saison estivale et ferme leurs portes le 22 octobre prochain pour reprendre leurs activités début novembre à la Perle du Roy, située à Cap-Santé.

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Cette petite escapade nous a permis de profiter du soleil à l’abri du vent, dans le confort de notre véhicule, tout en contemplant les couleurs de l’automne qui me séduisent tant cette année. Avec la température qui est plus chaude que la normale, j’apprécie davantage cette saison que j’appréhendais depuis quelques années.

Pour terminer la journée, nous sommes retournés dans notre demeure profiter de notre terrain intime et de l’extérieur. Les enfants ayant retrouvé leur goût d’antan à jouer dans la terre et les éléments de la nature, ils ont fait une reconstitution de nos familles immédiates à l’aide branches dans le vestige du jardin pendant que je surveillais l’état de murissement des pommes de notre petit pommier.

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Cela faisait un bail que je n’avais pas de photo et ça fait du bien de décrocher et de laisser mon côté artistique s’exprimer. En espérant que je réussisse à prendre le temps de croquer quelques clichés, je vous donne rendez-vous le mois prochain!

 

2 jours avec papa, ce n'est pas assez!

2 jours, pas tout à fait 48h, est le temps que papa passe avec nous par semaine.

Ayant trois garçons, je considère vital le fait que mes enfants aient un modèle masculin présent sur une base quasi-quotidienne. Avec papa qui quitte pour le travaille tous les jours de la semaine, je vois très clairement que leur papa leur manque. Chacun réagit à sa façon comme je l’ai mentionné précédemment. Tranquillement, nous apprivoisons notre nouveau mode de vie, mais je sens que ce n’est pas de tout repos pour ces petits êtres qui grandissent si vite. Je le remarque davantage lorsque nous allons chez des amis et que leur papa est présent. Les garçons vont le voir pour jaser, sans hésiter.

Ça me fait un petit pincement en pensant qu’ils aimeraient tant être avec LEUR  papa à eux, mais au moins, je me dis qu’ils ont quand même la chance de jaser avec un homme. J’essaie aussi de voir davantage la famille lorsque je sens que les garçons s’ennuient. Maman, c’est Maman: elle ne remplacera jamais Papa. Leur modèle, leur idole surement, qui leur montre des vidéos de chars, de musique rock et même des documentaires sur la grande muraille de Chine. C’est une toute autre perspective de la vie qu’il leur offre!

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Leur réalité actuelle n’est pas évidente. Ensemble, nous essayons de la vivre le mieux possible. Pour nous faciliter la vie, nous sortons un peu plus de la maison qu’à l’habitude pour voir des gens, aller au Centre de la famille, passer du temps à l’extérieur et jouer ensemble sans que maman ne se laisse tenter à aller avancer les tâches ménagères. C’est tout un défi qui nous est proposé.

Nous venons de “fêter” notre premier mois à vivre cette vie et je dois avouer que je ne trouve pas ça très évident: les départs qui reviennent chaque dimanche, les semaines à vivre un petit cycle de séparation à chacun de ses débuts, les retours et le temps en famille qu’on attendait depuis 5 jours. Tranquillement, les semaines passent de plus en plus vite. Les moments d’adaptation se sont plus courts. Les réactions se font plus douces. J’ai commencé à structurer davantage nos semaines afin de sécuriser mon plus “anxieux” et établir une routine que mes enfants reconnaîtront. J’ose espérer que ce changement de vie se transformera en un mode de vie et que les réactions se feront de plus en plus rares. Au risque de me répéter, on me disait que ça prenait 4 à 6 semaines à s’habituer à une absence: j’ose espérer que c’est la même chose dans le cas de changement de routine familiale!

Je veux profiter de cet article pour remercier ma petite tribu et le Centre de la famille de Valcartier, sans qui, je me sentirais comme un navire sans phare. Chacune m’offre un support différent qui vient compléter celui de l’autre. Je me sens ainsi comprise et soutenue. À vous tous: Merci!

Ressources disponibles pour soutien au déploiement

Avec la venue de la restriction imposée dans notre vie, j’ai été jaser avec les gens au Centre de la famille. En jasant avec ma travailleuse sociale et d’autres intervenants, j’en suis venue à constater que mes besoins étaient très semblables à ceux des familles qui vivent un déploiement!

Voici donc une ressource très intéressante afin de se préparer à une telle situation: la page du Soutien au déploiement du Centre de la famille de Valcartier. Ce qui est super est que les versions numériques des outils sont disponibles. Si vous êtes à l’extérieur de la région de Québec, il vous est donc possible de bénéficier de ces outils.

Les outils que j’ai essayés sont:

  • La Boîte à outils: ressource pour les parents d’enfants âgés entre 0 et 5 ans. Je tiens à préciser que la préparation avant le départ est importante, mais que la préparation au retour est souvent négligée par les familles. Il s’agit d’un changement qui n’est pas à négliger.
  • Le Passeport: semblable à la Boîte à outils, le Passeport est destiné pour les parents d’enfants de 6 à 12 ans. Certains thèmes se répètent d’un outil à l’autre, mais certains sont propres à chacun, notamment le thème de la mort qui est abordé dans cet ouvrage.
  • La maman de Jojo s’absente: Une belle histoire qui permet de s’imaginer et vivre les différentes étapes vécues lors d’une absence prolongée. Les enfants ont bien aimé. Il y a des activités proposées tout au long de l’histoire.
  • Les services du Centre de la Famille de Valcartier: Il est possible de rencontrer des spécialistes (ex: travailleur social) afin de jaser de sa réalité avec des gens qui la côtoient quotidiennement.
  • projet- iris.jpgLe livre Projet: Les enfants, discutons: Un livre hors série de Iris le dragon qui présente une approche positive face au changement dû au mode de vie militaire, dont le déploiement. Ayant 39 pages, ce livre s’adresse à des jeunes de 6 à 12 ans je dirais. À la fin du livre, une section à l’intention des parents présente des renseignements au sujet des déploiements. Le livre est disponible gratuitement dans la boutique en ligne d’Iris le dragon.

 

Avec l’expérience, je me suis rendue compte qu’il était aussi important de préparer la famille au retour du parent absent qu’à son départ. Il faut aussi tenir en compte chaque perspective des membres de la famille afin de tenter de “prévoir” le déroulement de la période suivant le retour. Puisque chacun a vécu l’expérience à sa façon, sa réaction au retour sera différente puisque chacun devra retrouver sa place au sein de l’équilibre familial. C’est pourquoi l’utilisation des outils que je vous propose peut aider à anticiper en partie les différentes étapes entourant le déploiement.

N’hésitez pas à demander de l’aide lorsque vous en avez besoin, un appel à l’aide est un signe de maturité et non de faiblesse selon moi.

La restriction imposée: ce cycle continuel de départs et d'arrivées

Un autre dimanche qui vient de se terminer. J’ai décidé de profiter du calme de la maison pour me poser un peu après avoir presque terminé toutes les tâches ménagères. Pour me retrouver seule un peu le temps d’une soirée. Pour souffler un peu question de laisser tomber la poussière qui lève à chaque départ de l’Homme pour une autre semaine de travail loin de nous…

 On dit dans le milieu (j’ai beaucoup parlé avec les gens au Centre de la Famille de Valcartier cette semaine) qu’il faut entre 4 et 6 semaines à “s’habituer” au départ du militaire pour un déploiement (semblerait-il qu’il y ait eu des études à ce sujet, mais je n’ai pas encore mis la main dessus). Le temps de faire une routine sans sa présence. Donc dans les cas où l’absence est en deçà du mois et demi, on peut s’attendre à ce que l’on vive des hauts, des bas, des incertitudes, de l’ennui, etc. continuellement pendant l’absence. L’adaptation au changement est donc un défi à relever, si ce n’est LE défi à relever pour toute famille (ici j’inclus les couples sans enfant) militaire. À noter que chaque famille est unique et réagit de manière différente par rapport aux autres. Une amie me disait que rien en changeait lorsque son conjoint partait pendant une certaine période – en espérant qu’un jour ce sera plus facile pour nous aussi.

Lors d’une restriction imposée, les départs se font et 5 ou 10 ou 15 jours plus tard, une arrivée se fait. De retour pour quelques jours seulement, on vit ensemble en se réapprivoisant peu à peu pour n’avoir enfin que quelques heures à se préparer à un nouveau départ qui arrive toujours trop vite. Pour faciliter la transition, on m’a suggéré de ne pas briser la routine de semaine en raison de la présence du conjoint qui était parti.  Il faudrait l’intégrer à ce que l’on fait normalement. Ainsi, elle se fera de manière plus naturelle. Pas facile lorsque nous ne sommes pas des personnes très routinières, nos semaines passent et ne se ressemblent jamais! Mais, il est toujours possible d’essayer ou d’essayer des choses et de voir comment ça aura fonctionné (ou non).

Par exemple, nos semaines sont parsemées de sorties à l’extérieur, de jeux dehors, de commissions, etc. Cette fin de semaine, après avoir eu un peu d’accrochage -ce qui est très normal-, nous sommes sortis en randonnée à vélo pendant une bonne partie de l’avant-midi. Ensuite, nous avons relaxé à la maison à préparer notre souper. Le fait d’avoir sorti de la maison a aidé à calmer l’atmosphère et à passer du temps ensemble sans être dérangé par les corvées ou attiré les objets électroniques. Le lendemain après avoir déjeuné et joué aux legos, pendant que maman ramassait et travaillait un peu, nous sommes allés cueillir des pommes pour ensuite se faire à dîner à la maison. En fin d’après-midi, c’était déjà la préparation au départ. À reculons, papa faisait sa valise pour s’assurer de ne rien oublier pendant que les enfants jouaient. Une fois les aurevoirs terminés, nous avons soupé, sommes allés nous promener à vélo et avons joué au parc.

Je crois que ce sera notre routine du dimanche lorsque Mère Nature sera de notre côté: sortir prendre l’air après le souper pour ensuite faire la routine du dodo (“histoire, pipi, de l’eau, dodo” comme on dit!)  à notre arrivée.

Ce cycle de départ et d’arrivées deviendra-t-il notre nouveau cycle de base? Je l’espère bien. Je dois me remémorer qu’il faut regarder tout ça de manière positive tel que je le mentionnais sur Mamanszen.com cet été afin de garder le cap.

Ce nouveau rythme familial qui nous est imposé: trois semaines déjà!

Voilà déjà 3 semaines que papa a commencé sont travail à environ 6h de route du nid familial. La première semaine s’est très bien déroulée à ma grande surprise comme si la routine de juin avait reprise toute seule. La deuxième semaine, quant à elle, a été très différente.

Chacun de mes enfants a réagi à sa façon, selon son tempérament et son stade de développement. Mon plus vieux avait besoin d’affection très fréquemment. Il avait tendance à coller ses frères, qui ne le souhaitaient pas nécessairement, et même sa mère, à ma grande joie! Mon deuxième était plus fébrile. Il pleurait plus qu’à l’habitude et avait la mèche plus courte. Quant à mon dernier, il ne mangeait presque plus. Étant ainsi lorsqu’il était plus jeune, je ne me suis pas inquiétée, mais je sais que je vais devoir m’assurer qu’il se nourrisse convenablement puisque notre nouvelle routine nous amènera à voir mon fréquemment papa. Cette deuxième semaine a donc été teintée de plus de conflits et de “frénésie” qu’à l’habitude dans la maisonnée.

Pour cette troisième semaine, nous sommes allés camper pour la fin de semaine de la Fête du travail. Ce séjour en camping a fait du bien. De sortir de la maison et de décrocher a fait du bien considérant l’étrange été que nous avons eu. D’un autre côté, cela m’attristait d’avoir à repartir, à nous séparer à nouveau alors que nous n’avions rien de prévu la semaine suivante. Nous sommes donc restés une journée de plus, puis une autre pour enfin rester au total une semaine afin de repartir à la maison avec l’Homme à bord de l’auto!

Cette semaine aura été une pause avant de nous installer pour vrai dans notre routine, que finalement j’aborde avec réticence, je dois l’avouer… même si au départ, je l’envisageais avec confiance.

Est-ce un monde à part l'armée?

Etolane de Vol de mots m’a posé cette question récemment et ma réponse étant relativement étoffée, je me suis dit que je pourrais en faire un article!  Voici donc ma réponse cette question.

Est-ce un monde à part l’armée?

Oui et non! Dans un certain sens, je le crois, mais dans un autre, je crois que toute personne vivant au Canada vit relativement dans le même monde.

C’est vrai que le mode de vie militaire peut-être très différent. Au plan professionnel, les militaires sont évalués quatre fois par année. De plus, à chaque fin d’année une évaluation plus formelle est faite. Il y a ensuite un “ranking” au niveau national qui va déterminer les militaires sont en position d’avoir une promotion, une mutation, etc.

La manière de fonctionner suite à une promotion peut paraître très aléatoire pour certains, les gens sont envoyés là où les Forces ont besoin d’eux. Tu peux donc être à Québec et être muté à Yellowknife ou tu peux venir du BC et devoir aller vivre à Halifax! Pour l’avoir vécu à 2 reprises, bientôt 3, cela exige beaucoup de lâcher prise sur certains aspects de ta vie et de tes rêves ainsi qu’une tonne de résilience. En plus de cette incertitude qui arrive relativement fréquemment, se greffe des départs plus ou moins longs des militaires pour diverses raisons: exercice, mission, formation, tâche, etc.

Est-ce un réalité très différente?

Oui. Mais puisque toute personne possède sa propre personnalité, je considère que toute personne a sa propre réalité qu’il soit militaire ou non.

Mais

Le monde militaire n’est pas le seul à demander à leurs employés de quitter le domicile pour travailler à l’extérieur une certaine période de temps: camionneurs, spécialiste dans différents domaines, mineurs, conférenciers, musiciens, etc. Plusieurs doivent aller travailler selon différents horaires et à différents endroits afin d’accomplir leurs fonctions. Il y a aussi d’autres métiers qui ont un certain niveau de “danger” comme les policiers des grosses villes, les pompiers, les agents correctionnels, les agents de sécurité, etc.

Alors qu’est-ce qui est si différent?

Selon moi, Les expériences de vie de militaire ou de famille de militaire sont toutes différentes et variées avec leur lot plus ou moins élevé de support, d’incertitude, d’isolement, d’adaptation, de défis, de déménagements, de reconstruction de réseau social, etc. Chaque militaire aura une carrière qui sera unique et son vécu sera tout autant unique. Entre membres de la grande famille des Forces, j’inclus donc ici la “Force Conjointe”, nous comprenons ou nous sommes capables de comprendre ce que les autres vivent ou ont vécu car nous l’avons vécu nous-mêmes ou serons appelés à le vivre.

Nos réalités nous mène de nombreux défis sur notre route en tant que militaire, conjoint, enfant, parent. C’est ce qui nous rend plus fort, nous amène à nous rassembler et à bâtir des relations “spéciales” ensemble.

1 an d'adaptation

1 an depuis que nous sommes revenus au Québec.

1 an d’adaptations par rapport à tout: rythme de vie, quartier, maison, déplacement, amis, activités, vie militaire en garnison, etc.

1 an, alors que nous avions tout à faire: déménager, nous installer dans cette nouvelle demeure, essayer de s’y sentir chez soi, s’organiser, retrouver une certaine routine quotidienne avec les enfants, refaire notre réseau dans notre nouveau coin de pays, changementS d’adresse, épurer nos biens, etc.

Je revois la liste que je m’étais faite et je réalise que certains items n’ont pas été réalisés. Pourtant je repense à cette année et je me sens essoufflée tellement nous n’avons pas chômé.

Et maintenant, un autre 1 an: celui pendant lequel notre grand commence l’école tout en vivant une deuxième année la vie de garnison avec ses départs et absences prolongées de papa…

Moi qui croyait aimer le changement, cet automne, je l’appréhende. Je revois notre adaptation houleuse de l’an passé et je croise les doigts afin qu’elle se fasse plus facilement, car de l’énergie, je n’ai plus de trop.