Être le seul capitaine du bateau

Vous est-il arrivé d’être dans un épisode, voire même une série, d’événements qui vous amènent défis par dessus défis, une chose n’en attendant pas une autre? La dernière année m’apparaît ainsi: après la mise en marché de notre maison à trop haut prix, nous l’avons brûlée. Un an plus tard, elle est toujours à vendre et nous vivons à distance de papa depuis près de 9 mois. 

Essai/erreur

Au fil du temps, nous avons essayé certaines choses afin de nous voir un peu plus: scolarisation à la maison, visite de papa pendant une semaine même s’il travaille pour le voir le soir et deux fins de semaine, y aller pendant un long week-end, lui de prendre une journée de plus pour sa fin de semaine… Il y a plusieurs options possible, mais je dois avouer que rien n’est optimal. Ayant de jeunes enfants, ils ont un grand besoin de voir chacun de leur parent régulièrement. Le fait de voir papa moins de 48h, incluant les nuits, n’est pas assez pour eux. De plus, j’ai remarqué avec le temps qu’ils ont un grand besoin de routine, certains plus que d’autres, ce qui n’est pas évident à vivre lors de déplacements et de changement d’environnements.

Réactions

Pour ceux qui sont plus sujets à être anxieux, le fait de se déplacer constamment dans un nouvel environnement leur amène un stress supplémentaire qui les fera réagir davantage en plus de l’excitation de voir le parent dont ils s’ennuient. Comment cela se manifeste? Chez nous, du moins, l’anxiété se fait sentir par l’agitation, la difficulté à s’endormir, les nuits entrecoupées (les enfants se relayant les uns les autres durant la nuit la semaine), la sensibilité plus grande, le chamaillage, l’opposition, etc.

Réagir seul, sans support, sans profondeur

Il est bien évident qu’étant seule capitaine du bateau, la tempête semble plus forte qu’elle ne l’est en réalité. Il vient alors nécessaire de s’exercer à prendre du recul pour être en mesure de réagir adéquatement lors de situations conflictuelles ou “énergiques”, disons-le ainsi. Mais seul, le recul ne permet pas de garder la tête hors de l’eau, car l’énergie dépensée à pateauger peut vite nous amener à être en carence: d’énergie, de patience, de zénitude, … On se trouve alors submergé dans un tourbillon qui semble nous emporter aux abysses à moins qu’on se fâche et réagisse avant de sombrer.

Constat

C’est à ce moment que l’on se déçoit: de par notre réaction, de par notre envie d’être en harmonie avec les siens au lieu de nager à contre courant… On souhaiterait effacer tout et recommencer. Modifier ce détail qui aurait pu tout changer avant que le tourbillon ne s’emporte et nous amène à regretter notre réaction.

Il est tout à fait normal de se laisser emporter par le vent et la tempête, de remettre en question nos réactions. Il devient impératif d’accepter nos défis, nos erreurs et les obstacles qui nous font face. Ils nous permettront de grandir afin d’être plus solide ou d’apaiser plus facilement la prochaine tempête.  C’est dans une mentalité de croissance que nous ressortirons grandis de ces défis.

Espoir

Le défi ultime: Se pardonner. S’octroyer le droit d’être humain. Diminuer ses attentes envers soi-même. Accepter que l’erreur est humaine et normale. Un défi de taille pour le capitaine qui sent la pression de tout le bateau sur ses seules épaules, mais Oh! combien aidant lorsqu’il est réussi!

Namasté

Être le seul capitaine du bateau

Vous est-il arrivé d’être dans un épisode, voire même une série, d’événements qui vous amènent défis par dessus défis, une chose n’en attendant pas une autre? La dernière année m’apparaît ainsi: après la mise en marché de notre maison à trop haut prix, nous l’avons brûlée. Un an plus tard, elle est toujours à vendre et nous vivons à distance de papa depuis près de 9 mois. 

Essai/erreur

Au fil du temps, nous avons essayé certaines choses afin de nous voir un peu plus: scolarisation à la maison, visite de papa pendant une semaine même s’il travaille pour le voir le soir et deux fins de semaine, y aller pendant un long week-end, lui de prendre une journée de plus pour sa fin de semaine… Il y a plusieurs options possible, mais je dois avouer que rien n’est optimal. Ayant de jeunes enfants, ils ont un grand besoin de voir chacun de leur parent régulièrement. Le fait de voir papa moins de 48h, incluant les nuits, n’est pas assez pour eux. De plus, j’ai remarqué avec le temps qu’ils ont un grand besoin de routine, certains plus que d’autres, ce qui n’est pas évident à vivre lors de déplacements et de changement d’environnements.

Réactions

Pour ceux qui sont plus sujets à être anxieux, le fait de se déplacer constamment dans un nouvel environnement leur amène un stress supplémentaire qui les fera réagir davantage en plus de l’excitation de voir le parent dont ils s’ennuient. Comment cela se manifeste? Chez nous, du moins, l’anxiété se fait sentir par l’agitation, la difficulté à s’endormir, les nuits entrecoupées (les enfants se relayant les uns les autres durant la nuit la semaine), la sensibilité plus grande, le chamaillage, l’opposition, etc.

Réagir seul, sans support, sans profondeur

Il est bien évident qu’étant seule capitaine du bateau, la tempête semble plus forte qu’elle ne l’est en réalité. Il vient alors nécessaire de s’exercer à prendre du recul pour être en mesure de réagir adéquatement lors de situations conflictuelles ou “énergiques”, disons-le ainsi. Mais seul, le recul ne permet pas de garder la tête hors de l’eau, car l’énergie dépensée à pateauger peut vite nous amener à être en carence: d’énergie, de patience, de zénitude, … On se trouve alors submergé dans un tourbillon qui semble nous emporter aux abysses à moins qu’on se fâche et réagisse avant de sombrer.

Constat

C’est à ce moment que l’on se déçoit: de par notre réaction, de par notre envie d’être en harmonie avec les siens au lieu de nager à contre courant… On souhaiterait effacer tout et recommencer. Modifier ce détail qui aurait pu tout changer avant que le tourbillon ne s’emporte et nous amène à regretter notre réaction.

Il est tout à fait normal de se laisser emporter par le vent et la tempête, de remettre en question nos réactions. Il devient impératif d’accepter nos défis, nos erreurs et les obstacles qui nous font face. Ils nous permettront de grandir afin d’être plus solide ou d’apaiser plus facilement la prochaine tempête.  C’est dans une mentalité de croissance que nous ressortirons grandis de ces défis.

Espoir

Le défi ultime: Se pardonner. S’octroyer le droit d’être humain. Diminuer ses attentes envers soi-même. Accepter que l’erreur est humaine et normale. Un défi de taille pour le capitaine qui sent la pression de tout le bateau sur ses seules épaules, mais Oh! combien aidant lorsqu’il est réussi!

Namasté

Du renouveau pour 2017!

Voilà déjà 2 ans que j’ai commencé à bloguer. Pour partager mes hauts, mes bas et mes passions. Tranquillement, je me découvre autant en tant que blogueuse que comme personne. L’écriture me permet de placer mes idées, de prendre du recul sur ce que je vis, de réaliser tous les petits bouts de chemin que je fais au travers des défis qui me sont lancés et de partager pour aider ceux qui sont dans des situations semblables.

Plus ça change, plus c’est pareil

Cette année, je suis encore maman solo sur semaine. Tranquillement, notre petite routine s’est installée et nous nous sommes faits un certain confort malgré tout. Je partagerai donc ce qui m’a permis d’y arriver et les trucs qui me permettent de “survivre” au lot de tâches que je décide d’acquitter la semaine afin que nous ayons un semblant de vie de famille en présence de papa la fin de semaine.

Du nouveau!

Voilà donc pourquoi, j’ai changé le nom du blogue et son à propos. J’avais besoin de changement, d’épurer un peu mes écrits afin de suivre une ligne plus directrice qui me corresponde davantage. Je conserve mes sujets de prédilections: Vie (parce qu’il n’y a pas seulement la vie militaire dans la vie!), Activités en famille et Défis photo (qui me permettent de partager en images mon quotidien). Ils me permettent de m’évader un peu de mon quotidien tout en partageant sur des sujets qui me tiennent à coeur.

Si jamais vous désirez que j’aborde des situations ou des sujets précis, n’hésitez pas à m’en faire part. J’ai une foule d’idées qui ne demandent qu’à sortir de ma tête, je prioriserai donc celles qui seront davantage utiles pour les gens . Vous appréciez mes propos, un de mes textes vous amène à réagir, n’hésitez pas à le faire. Le but d’un blogue est de pouvoir échanger, voir les choses d’angles différents pour nous aider à évoluer. Partagez avec les gens de votre entourage, peut-être certains trouveront-ils quelque chose dans mes écrits qui les font résonner!

 

Au plaisir d’échanger et de partager en 2017!

IMG_0003.jpg

Aujourd'hui, j'ai mal à ma vie de maman de famille militaire…

Voici un cri du coeur que j’ai rédigé en quelques séances depuis les dernières semaines. Novembre aura toujours été ma bête noire. Je n’osais pas trop publier, mais si ça peut aider quelqu’un dans une situation semblable à se sentir moins seule, j’ose.  Au nom de ma santé mentale et de celle de toutes les mamans, prenons soin de nous.  On pourrait reformuler le dicton “Happy wife, happy life” par “Happy mommy, happy family”. Le défi: mettre le doigt sur ces choses qui rendent maman heureuse et les faire.


Aujourd’hui, j’en ai assez. Je voudrais seulement faire une immense pause et oublier tout ce fardeau qui me pèse sur les épaules: la vie de famille avec un papa qui n’est pas là la semaine ou qui sera absent complètement par période, la vie de maman solo à temps partiel, la vie de femme que j’ai oubliée cachée quelque part Dieu sait où, la vie d’amoureuse qui est en train d’oublier qu’au départ notre famille était un couple…

Nous tentons du mieux que nous pouvons de faire les bons choix pour chacun des membres de notre famille. Les enfants semblent relativement bien se porter, on remédie comme on peut pour qu’ils vivent la situation actuelle le mieux possible. Tous les enfants, oui et non, car nous en avons un qui est plus anxieux et avec qui c’est moins évident dans les périodes d’adaptation au changement. Quand le stress est palpable, il ne comprend pas ce qui se passe et ne sait pas comment réagir. Quant à eux, les parents essaient de s’y faire en allant jusqu’à mettre leurs besoins de côté pendant un certain moment le temps le temps de laisser tomber la poussière…

… mais…

Le noyau familial étant scindé en deux depuis près de 3 mois, l’une partie s’ennuie, l’autre s’essouffle. À force de vouloir tout donner, la maman est en train de se brûler. “Prends soin de toi” lui dira son entourage, mais avec une maisonnée à tenir en ordre au cas où il y aurait une visite, trois enfants à éduquer de son mieux et la distance relative qui la sépare de la famille élargie, le temps pour soi est très limité. Au détriment de son sommeil, elle tente de relaxer le soir lorsque tout le monde dort. Au détriment de son sommeil, elle vaque à ses obligations afin qu’elle puisse profiter un peu de ses enfants lorsqu’ils sont avec elle. Au détriment de son sommeil, elle tente de poursuivre ses projets personnels auxquels elle tient mordicus afin de ne pas négliger ses ambitions qu’elle a trop longtemps oubliées. 15241364_10154035399501931_2890026318831185934_n

…mais…

Maman à la maison, elle a mis de côté ses rêves, ses ambitions, ses loisirs, sa forme physique pour se consacrer à sa petite famille. Ayant sombré auparavant, elle ne désire pas retourner dans la grisaille malgré les conditions favorables pour se faire (elle connaît trop bien le cercle vicieux qu’elle tente éviter du mieux qu’elle peut). Elle tente de trouver un équilibre, si difficile à atteindre.  Ses paradigmes sont sans cesse remis en question ayant fait des choix en marge de la majorité.

 Elle aurait besoin de son homme auprès d’elle à temps plein, pas seulement deux petites journées à peine la fin de semaine, pour la rassurer, lui dire que tout va se placer. Certains diront que 48h, c’est mieux que rien, mais est-ce que ça l’est vraiment? Par chance, il y a du support d’offert par les Forces, car présentement, la Force Conjointe ne se sent pas très forte… au bout du rouleau, les séances de psychothérapie feront le plus grand bien.

Si jamais vous me croisez, sachez que derrière mon “ça va” se cache une certaine amertume sur laquelle je suis en train de travailler activement. En espérant qu’elle s’atténuera avec la mise en place des solutions que nous avons choisies et la venue du congé des Fêtes…

Pour ceux qui sont dans la même situation, j’oserais vous dire de demander de l’aide. Personne n’est invincible. Une personne forte est, selon moi, une personne capable de demander et d’accepter de l’aide lorsqu’elle en a de besoin.

Le jour d'avant

Le jour d’avant, la veille de ce fameux jour.

Ce jour où papa partira. Peu importe la durée de son départ, la réaction est toujours aussi présente. J’oserais dire toujours aussi intense. Le même scénario se répète toujours bien malgré nous, malgré notre bonne volonté que cette fois-ci, ça aille un peu mieux.

Cette phase avant le départ, à partir du moment où les enfants sont mis au courant du départ dans la plupart des cas, n’est jamais de tout repos. Tous les membres de la famille semblent réagir différemment et de manières qui semblent en quelque sorte confronter les réactions des autres.

Je n’ai pas encore trouvé de bonne manière d’annoncer le départ de papa pour le travail.

J’en suis presque rendue à me demander si nous n’allons pas simplement aviser au dernier moment que papa doit partir. Se dire “Au revoir” et voilà: aucune appréhension de la part des enfants. Nous aurions seulement besoin de vivre nos émotions à nous…

Mais en même temps, je crois que c’est important que les enfants aient à vivre les “derniers moments” avec tous les membres de la famille réunis. Afin que nous puissions se faire un bon petit souper en famille une fois de plus suivie par une petite soirée relax tous ensemble, je me questionne encore à savoir ce qui serait la meilleure approche à utiliser.

Avant chaque départ, je suis toujours surprise.

Je suis toujours étonnée en prenant du recul à quel point, nous nous laissons embarquer dans ce tourbillon d’émotions. Ce tourbillon d’émotions qui amène les enfants à être excités sans raison apparente à nos yeux et qui, du coup, nous amène, nous les parents, à manquer de patience tellement l’atmosphère est chargée. Non, ce n’est pas en tout temps, mais pendant une durée assez grande pour vider notre petite réserve d’énergie de parents d’enfants en bas âge.

Des pistes de solution à garder en tête pour la prochaine fois

Pour les prochains départs, je me devrai de faire les choses différemment. Voici quelques essais que je pourrais faire:

  • Annoncer au souper avant le départ que papa quitte un certain temps pour travailler;
  • Annoncer la journée même du départ le dit départ;
  • Demander aux enfants ce qu’ils préfèrent (Je sais déjà que mon petit 4 ans n’aime pas dire Au revoir en temps réel, car il ne “s’ennuiera pas” dans ces cas.);
  • Préparer un calendrier avec les enfants pour faire le décompte des semaines de l’absence de papa (lorsque papa quitte plus de deux semaines.);
  • Faire un brainstorm d’idée de choses à faire pendant que papa n’est pas là;
  • etc.

Petit à petit, nous apprenons à mieux vivre ces émotions qui bouleversent les journées précédant le chamboulement de notre quotidien en espérant que ce sera un peu plus facile la prochaine fois.