Pour vivre, on a besoin de rêves!

Rêver…

Ce qui nous garde en vie. Avec l’aspiration à quelque chose de meilleur pour nous, quelque chose qui nous amène à nous réaliser, c’est ainsi que nous nous sentons en vie.

Rêver pour vivre

Faire confiance en la vie malgré les embûches

Lorsque l’incertitude est omniprésente, l’espoir qu’un jour nos rêves se réalisent diminuent et nous amènent à être en résiliation de survie… Apprivoiser cette incertitude pour conserver l’espoir qu’après cette période, il sera possible de réaliser un de nos 5 grands rêves de vie (voir mon article sur Le Safari de la vie) devient alors un grand défi à surmonter.

Dans ces moments-là, j’essaie de garder en tête que:

Rien n’arrive pour rien. Chaque défi qui croise notre route nous amène à apprendre sur nous, sur la vie. C’est par notre expérience que nous grandissons et évoluons vers une meilleure version de nous-mêmes.

faire confiance à la vie

La vie fait bien les choses

Ces imprévus qui croisent notre route ont leur raison d’être. Ça peut paraître hippie de penser de cette façon, mais c’est ce qui m’a grandement aidé à garder le cap. Je dois avouer que je ne crois pas en la religion, mais je crois en la spiritualité. Notre “esprit”, voire notre capacité de réfléchir, est quelque chose qui se développe avec le temps et les événements. Pour moi, il est important de s’outiller afin d’améliorer ses capacités mentales pour jouir d’un dialogue intérieur plus bienveillant envers soi-même.

Ce qui m’a aidé

À travers les épreuves que le mode de vie militaire nous a imposées, j’ai eu la chance d’avoir croisé des gens qui m’ont beaucoup aidé. Une de ces personnes est sans aucun doute la travailleuse sociale du Centre de la Famille qui m’a été assignée. J’ai eu la chance de profiter de ses services grâce aux programmes du Centre. Par nos séances, il m’a été possible d’extérioriser mes pensées et de relativiser par rapport à elles car lorsqu’on est en résilience de survie, la prise de recul face à la situation est très difficile à faire. De plus, mon attitude face à la situation avec laquelle je ne me sentais pas bien a changée. Au lieu d’être en confrontation et dans le déni, j’ai tranquillement commencé à accepter ce qui nous arrivait. J’ai tenté de trouver des moyens pour se sentir mieux et vivre en “harmonie” avec cette nouvelle réalité.

Le changement n’est jamais évident à accepter et avec la vitesse à laquelle il est possible d’en vivre lorsqu’on est une famille militaire, notre capacité d’adaptation risque d’être mise à l’épreuve plus d’une fois! Voici ce qui m’a permis de m’améliorer en situation de défi:

  • La cohérence cardiaque: le simple fait de prendre de grande respiration m’ont permis de constater à quel point ma respiration n’était qu’en surface au lieu d’être profonde et lente. Au début, un cycle de trois minutes m’était très difficile.
  • L’acceptation de ses pensées: par la lecture de du livre Le piège du bonheur, j’ai constaté à quel point il est vrai que notre dialogue avec nous-mêmes peut nous amener une certaine frustration. C’est en prenant du recul face à ce que mon cerveau pensait que j’ai réussi à relativiser les choses.
  • Prendre du temps pour soi: En dépit de mes heures de sommeil, j’ai commencé à investir du temps pour me consacrer à des petits projets qui me font du bien. Que ce soit de partager mon expérience par le blogue, le tricot ou encore en échangeant avec les gens vivant des situations semblables aux miennes sur les réseaux sociaux, le fait de me déconnecter de mon rôle de maman m’a fait du bien. Certes, ce n’est pas évident à faire lorsqu’on choisit d’être maman à la maison, mais pour moi c’est essentiel.

Un heureux imprévu

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Cet hiver, nous avons eu, mon homme et moi, une surprise: je suis tombée enceinte.  Nous avions décidé qu’avoir trois enfants nous satisfaisait, mais la vie en a décidé autrement. Nous n’avons eu aucun doute à savoir si nous poursuivions ou non cette grossesse, car nous en avions déjà parlé. Puisque nous aimions les enfants, nous allons accueillir cette nouvelle vie avec plaisir.

 

Cette nouvelle est arrivée alors que la restriction imposée nous donnait un certain fil à retordre. Au final, cet imprévu allait nous donner la chance de contrôler un peu notre réalité après un an d’incertitude. Le congé parental à venir de papa nous permettra de vivre en famille pendant un bon moment nous laissant ainsi un certain temps supplémentaire pour vendre la maison et se retrouver ensemble après une année tumultueuse. De plus, nous aurons la chance de prendre du temps pour voyager tout en apprenant en famille, rêve que je caresse depuis plusieurs années déjà. La décision de partir en voyage a été un vrai “game changer” pour moi à un moment où j’en avais vraiment besoin: un peu de certitude alors que je commençais à perdre espoir en un changement de situation familiale pour nous.

Comme quoi la vie nous réserve de belles surprises malgré les embûches!

 

 

Être le seul capitaine du bateau

Vous est-il arrivé d’être dans un épisode, voire même une série, d’événements qui vous amènent défis par dessus défis, une chose n’en attendant pas une autre? La dernière année m’apparaît ainsi: après la mise en marché de notre maison à trop haut prix, nous l’avons brûlée. Un an plus tard, elle est toujours à vendre et nous vivons à distance de papa depuis près de 9 mois. 

Essai/erreur

Au fil du temps, nous avons essayé certaines choses afin de nous voir un peu plus: scolarisation à la maison, visite de papa pendant une semaine même s’il travaille pour le voir le soir et deux fins de semaine, y aller pendant un long week-end, lui de prendre une journée de plus pour sa fin de semaine… Il y a plusieurs options possible, mais je dois avouer que rien n’est optimal. Ayant de jeunes enfants, ils ont un grand besoin de voir chacun de leur parent régulièrement. Le fait de voir papa moins de 48h, incluant les nuits, n’est pas assez pour eux. De plus, j’ai remarqué avec le temps qu’ils ont un grand besoin de routine, certains plus que d’autres, ce qui n’est pas évident à vivre lors de déplacements et de changement d’environnements.

Réactions

Pour ceux qui sont plus sujets à être anxieux, le fait de se déplacer constamment dans un nouvel environnement leur amène un stress supplémentaire qui les fera réagir davantage en plus de l’excitation de voir le parent dont ils s’ennuient. Comment cela se manifeste? Chez nous, du moins, l’anxiété se fait sentir par l’agitation, la difficulté à s’endormir, les nuits entrecoupées (les enfants se relayant les uns les autres durant la nuit la semaine), la sensibilité plus grande, le chamaillage, l’opposition, etc.

Réagir seul, sans support, sans profondeur

Il est bien évident qu’étant seule capitaine du bateau, la tempête semble plus forte qu’elle ne l’est en réalité. Il vient alors nécessaire de s’exercer à prendre du recul pour être en mesure de réagir adéquatement lors de situations conflictuelles ou “énergiques”, disons-le ainsi. Mais seul, le recul ne permet pas de garder la tête hors de l’eau, car l’énergie dépensée à pateauger peut vite nous amener à être en carence: d’énergie, de patience, de zénitude, … On se trouve alors submergé dans un tourbillon qui semble nous emporter aux abysses à moins qu’on se fâche et réagisse avant de sombrer.

Constat

C’est à ce moment que l’on se déçoit: de par notre réaction, de par notre envie d’être en harmonie avec les siens au lieu de nager à contre courant… On souhaiterait effacer tout et recommencer. Modifier ce détail qui aurait pu tout changer avant que le tourbillon ne s’emporte et nous amène à regretter notre réaction.

Il est tout à fait normal de se laisser emporter par le vent et la tempête, de remettre en question nos réactions. Il devient impératif d’accepter nos défis, nos erreurs et les obstacles qui nous font face. Ils nous permettront de grandir afin d’être plus solide ou d’apaiser plus facilement la prochaine tempête.  C’est dans une mentalité de croissance que nous ressortirons grandis de ces défis.

Espoir

Le défi ultime: Se pardonner. S’octroyer le droit d’être humain. Diminuer ses attentes envers soi-même. Accepter que l’erreur est humaine et normale. Un défi de taille pour le capitaine qui sent la pression de tout le bateau sur ses seules épaules, mais Oh! combien aidant lorsqu’il est réussi!

Namasté

Être le seul capitaine du bateau

Vous est-il arrivé d’être dans un épisode, voire même une série, d’événements qui vous amènent défis par dessus défis, une chose n’en attendant pas une autre? La dernière année m’apparaît ainsi: après la mise en marché de notre maison à trop haut prix, nous l’avons brûlée. Un an plus tard, elle est toujours à vendre et nous vivons à distance de papa depuis près de 9 mois. 

Essai/erreur

Au fil du temps, nous avons essayé certaines choses afin de nous voir un peu plus: scolarisation à la maison, visite de papa pendant une semaine même s’il travaille pour le voir le soir et deux fins de semaine, y aller pendant un long week-end, lui de prendre une journée de plus pour sa fin de semaine… Il y a plusieurs options possible, mais je dois avouer que rien n’est optimal. Ayant de jeunes enfants, ils ont un grand besoin de voir chacun de leur parent régulièrement. Le fait de voir papa moins de 48h, incluant les nuits, n’est pas assez pour eux. De plus, j’ai remarqué avec le temps qu’ils ont un grand besoin de routine, certains plus que d’autres, ce qui n’est pas évident à vivre lors de déplacements et de changement d’environnements.

Réactions

Pour ceux qui sont plus sujets à être anxieux, le fait de se déplacer constamment dans un nouvel environnement leur amène un stress supplémentaire qui les fera réagir davantage en plus de l’excitation de voir le parent dont ils s’ennuient. Comment cela se manifeste? Chez nous, du moins, l’anxiété se fait sentir par l’agitation, la difficulté à s’endormir, les nuits entrecoupées (les enfants se relayant les uns les autres durant la nuit la semaine), la sensibilité plus grande, le chamaillage, l’opposition, etc.

Réagir seul, sans support, sans profondeur

Il est bien évident qu’étant seule capitaine du bateau, la tempête semble plus forte qu’elle ne l’est en réalité. Il vient alors nécessaire de s’exercer à prendre du recul pour être en mesure de réagir adéquatement lors de situations conflictuelles ou “énergiques”, disons-le ainsi. Mais seul, le recul ne permet pas de garder la tête hors de l’eau, car l’énergie dépensée à pateauger peut vite nous amener à être en carence: d’énergie, de patience, de zénitude, … On se trouve alors submergé dans un tourbillon qui semble nous emporter aux abysses à moins qu’on se fâche et réagisse avant de sombrer.

Constat

C’est à ce moment que l’on se déçoit: de par notre réaction, de par notre envie d’être en harmonie avec les siens au lieu de nager à contre courant… On souhaiterait effacer tout et recommencer. Modifier ce détail qui aurait pu tout changer avant que le tourbillon ne s’emporte et nous amène à regretter notre réaction.

Il est tout à fait normal de se laisser emporter par le vent et la tempête, de remettre en question nos réactions. Il devient impératif d’accepter nos défis, nos erreurs et les obstacles qui nous font face. Ils nous permettront de grandir afin d’être plus solide ou d’apaiser plus facilement la prochaine tempête.  C’est dans une mentalité de croissance que nous ressortirons grandis de ces défis.

Espoir

Le défi ultime: Se pardonner. S’octroyer le droit d’être humain. Diminuer ses attentes envers soi-même. Accepter que l’erreur est humaine et normale. Un défi de taille pour le capitaine qui sent la pression de tout le bateau sur ses seules épaules, mais Oh! combien aidant lorsqu’il est réussi!

Namasté

11.11.2015 @ 1111

On November 1st, I searched without succes all over the house to find our poppies stash to put one on my jacket for our outdoor daily activities… even if hubby is buying some each and every year! I bought 5 for the whole family today. We will proudly wear this icon, which I have learned to truly appreciate and respect.

How has Remembrance Day become a special day for our family? Why it is a part of our annual celebrations just like Easter and Christmas?

Being a military family, we have indirectly experienced war, because Daddy hasn’t been deployed since our kids were born. In our past lovers life, I have had direct experience due to two deployments (Afghanistan and Haïti). We have been together since 2005, and whenever there is a fallen soldier, my heart twinges and sometimes cries.  One more family torn appart, one more life sacrificed for our country.

During his career, Hubby experienced three missions. He went for the first time in Afghanistan before we met. He was employed as a member of the Army Reserve at that moment. I think it is important to consider reservists as a part of the army. As they can be deployed as any other Forces member depending on their actual contract.

The military life is lifestyle that only the ones who have lived it can understand. Being an army wife, I get a very broad overview of what it’s like. I do the best I can while Daddy’s away, but I don’t have a concrete clue of what it’s like to have to leave for two weeks, one month, two months, six months, one year, not to mention leaving my family and friends behind. I don’t know how you feel when you have to work every day of the week including the weekend in an completely different environment: to use tents and cots as accommodation; to live in community without any privacy at all; to feel constantly threatened while on basic or at-risk operation; to expect an explosion at any time when moving from one place to another in hostile land; to train and practice emergency protocol in case of explosions; to constantly feel insecurity and expect the worst during the most mundane routines of everyday life.

All this for our country.

 Gratitude

We want to take the time to thank all those people that risk their life, and those that are still doing it, to let us live in a country where we can feel safe  and free.

History

We want to remind ourselves that not so long ago, military families had hard times when they were sending their soldiers to the front in the unknown. For these families, a letter could take months to arrive, and even that was not certain. For these families, a call from a member of the Forces meant a terrible accident. “No news is good news” made sense to those waiting back home.

We want to remember conflicts and wars, and the sacrifice of women and men who served their country in the Armed Forces.

Contemporary life

We want to remember that even if wars and communication means changed, soldiers are still have a job that requires a lot of altruism and resilience for them.

Chance

We are so grateful for how lucky we are to have Daddy here with us. Despite the danger and the events he faced during his deployments, he went through it without having physical or psychological injuries. I pray that this will last forever. No ticking bomb waiting ten or twenty years to explode our little world.

That explains why, since the last four years, we have gone to the Remembrance day parade as a family. Even if daddy’s away, we will be there  this year as well. At 11h11, on November 11 2015, I will try to have the kids calm and quiet for a minute, the best way I can to pay tribute to all the fallen soldiers that gave their life so their children, their grandchildren and the children of their great-grand children and so on can enjoy a better future.

Two things that I will miss this year:

  • Our Remembrance day Advent: Usually, we listen to Band of Brothers or Pacifica entirely to plunge us back in the conventionnal warfare context. As I was never interested in history at school, it is with great  openness that I started viewing these series.
  • The after parade: for the last three or four years, we met Daddy, after his celebration with the veterans, where he was or we threw a social event at our place to celebrate this day with collegues, brothers in arm or retired members of the Forces.

This day has become more than a “holiday”, it is part of the values we want our kids to embrace: recognition and gratitude for those who helped us build our society we can enjoy today.

For all those canadians that fell, lest we forget…

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11.11 @ 1111

 Aujourd’hui, nous sommes le 1er novembre au soir, j’ai cherché partout dans la maison notre réserve de coquelicots pour en arborer un fièrement sur mon manteau lors de mes sorties quotidiennes, mais je ne l’ai pas trouvé… pourtant mon homme en achète à chaque année! J’irai donc en acheter cinq demain pour la famille. Nous porterons fièrement ce symbole, celui que j’ai appris à apprécier et à respecter avec sincérité.

Comment le Jour du Souvenir est devenu un jour spécial pour notre famille? Pourquoi fait-il maintenant partie intégrante de nos célébrations annuelles au même stade que Pâques et Noël?

Étant famille militaire, nous avons vécu la guerre indirectement, car papa n’a pas encore été déployé depuis que les enfants sont nés, et directement, dans notre ancienne vie, nous avons vécu jusqu’à maintenant deux déploiements (Afghanistan et Haïti). Depuis que je suis avec mon homme, soit depuis 2005, à chaque soldat qui tombe au combat, à chaque soldat qui met fin à ses jours, mon cœur a un pincement et pleure parfois. Une famille de plus de brisée, une vie de plus de sacrifiée pour notre pays.  “Pour notre pays”: Ça peut paraître cliché, mais c’est la réalité.

De son côté, mon homme aura vécu trois déploiements jusqu’à maintenant, étant déployé en tant que réserviste en Afghanistan une première fois avant notre rencontre. Il est important de considérer les réservistes comme faisant partie de la grande famille des Forces. Tout comme n’importe quel militaire de la régulière, ils peuvent être appelés à partir en mission dans le cadre de leur contrat.

Ces femmes et ces hommes ont choisi un mode de vie complètement différent pour notre pays.

Un mode de vie que seuls ceux qui le vivent peuvent le comprendre. Étant femme de militaire, je n’en ai qu’un très vague aperçu. Je tiens le fort du mieux que je peux lorsque papa est parti, mais je n’ai aucune idée concrètement de ce que peut être le fait d’avoir à quitter pour deux semaines, un mois, deux mois, six mois, un an, sa famille et ses proches. De travailler chaque jour de la semaine et de la fin de semaine dans un environnement complètement différent composée de tentes et de lits de camp en guise d’hébergement. De vivre en communauté sans avoir la moindre intimité en aucun moment. De se sentir constamment menacé lors d’opération risquée ou, simplement, de routine.  De s’attendre à tout moment à une explosion lors de mes déplacements, les plus courts soient-ils, en terre hostile. De se conditionner à s’étendre au sol dès qu’un bruit d’explosion se fait entendre. De sentir une constante insécurité et de s’attendre au pire pendant les moments les plus anodins de son quotidien. Tout ça pour notre pays.

Reconnaissance

Pour prendre le temps de remercier ces gens qui ont risqué leur vie, et ceux qui la risquent encore, pour nous permettent de vivre dans un pays où nous nous sentons en sécurité et libres.

Histoire

Pour se rappeler qu’il n’y a pas si longtemps, les temps étaient difficiles pour les familles de militaires qui les envoyaient au front dans l’inconnu. Pour ces familles, une lettre pouvait prendre des mois à se rendre à destination ou ne jamais y parvenir. Pour ces familles, l’appel d’un membre des Forces signifiait un terrible accident au sujet du militaire. “Pas de nouvelles, bonnes nouvelles” prenait ainsi tout son sens.

Pour se rappeler tous ces conflits, toutes ces guerres sous différentes formes, qui ont été mis à terme grâce à l’intervention des forces armées, grâce au sacrifice d’hommes et de femmes au service de leur pays.

Vie contemporaine

Pour se rappeler que les guerres ont changé et que les moyens de communication ont changé. Il n’en reste pas moins que les militaires ont un travail qui leur demande beaucoup d’altruisme et de résilience.

Chance

Pour apprécier la chance que nous avons d’avoir un papa à nos côtés en ce jour. Malgré les dangers et les événements des déploiements qu’il a vécu, il s’en est sorti indemne autant physiquement que psychologiquement. Je prie le ciel chaque jour pour que tout continue ainsi et qu’aucune bombe à retardement n’explose dans les dizaines, voire les vingtaines d’années à venir suite à ses missions.

Voilà pourquoi, depuis les 4 dernières années, nous allons en famille à la parade du Jour du Souvenir.  Malgré l’absence de papa cette année, nous y serons. À 11h11, le 11 novembre 2015, j’essaierai de contenir les enfants (jamais facile, croyez-moi!) pendant la minute de silence du mieux que je peux afin de rendre hommage à tous ceux qui ont donné leur vie pour que leurs enfants, leurs petits-enfants, les enfants de leurs petits-enfants et ainsi de suite puissent jouir d’un meilleur avenir.

Deux choses qui me manqueront cette année:

  • Notre “avent” du Jour du Souvenir : D’habitude, nous écoutons la série Band of Brothers ou Pacifica en intégralité afin de nous replonger dans le contexte de la guerre conventionnelle. Moi, qui ne s’était jamais vraiment intéressée à l’histoire lors de mes études, c’est avec ouverture que je me suis mise à l’écoute de ces séries.
  • L’après parade: lors des trois ou quatre dernières années, nous allions rejoindre papa à l’endroit qu’il était, au terme des célébrations avec les vétérans, ou faisions un petit social à la maison avec collègues, frères d’arme ou retraités des forces pour célébrer ce Jour.

Ce jour est donc pour nous bien plus qu’un jour “férié”, mais fait plutôt partie intégrante des valeurs que nous voulons transmettre à nos enfants: reconnaissance et appréciation des gens qui ont permis certain de nos acquis en tant que société.

Pour tous ces canadiens qui sont tombés au combat, n’oublions jamais…

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