Pour vivre, on a besoin de rêves!

Rêver…

Ce qui nous garde en vie. Avec l’aspiration à quelque chose de meilleur pour nous, quelque chose qui nous amène à nous réaliser, c’est ainsi que nous nous sentons en vie.

Rêver pour vivre

Faire confiance en la vie malgré les embûches

Lorsque l’incertitude est omniprésente, l’espoir qu’un jour nos rêves se réalisent diminuent et nous amènent à être en résiliation de survie… Apprivoiser cette incertitude pour conserver l’espoir qu’après cette période, il sera possible de réaliser un de nos 5 grands rêves de vie (voir mon article sur Le Safari de la vie) devient alors un grand défi à surmonter.

Dans ces moments-là, j’essaie de garder en tête que:

Rien n’arrive pour rien. Chaque défi qui croise notre route nous amène à apprendre sur nous, sur la vie. C’est par notre expérience que nous grandissons et évoluons vers une meilleure version de nous-mêmes.

faire confiance à la vie

La vie fait bien les choses

Ces imprévus qui croisent notre route ont leur raison d’être. Ça peut paraître hippie de penser de cette façon, mais c’est ce qui m’a grandement aidé à garder le cap. Je dois avouer que je ne crois pas en la religion, mais je crois en la spiritualité. Notre “esprit”, voire notre capacité de réfléchir, est quelque chose qui se développe avec le temps et les événements. Pour moi, il est important de s’outiller afin d’améliorer ses capacités mentales pour jouir d’un dialogue intérieur plus bienveillant envers soi-même.

Ce qui m’a aidé

À travers les épreuves que le mode de vie militaire nous a imposées, j’ai eu la chance d’avoir croisé des gens qui m’ont beaucoup aidé. Une de ces personnes est sans aucun doute la travailleuse sociale du Centre de la Famille qui m’a été assignée. J’ai eu la chance de profiter de ses services grâce aux programmes du Centre. Par nos séances, il m’a été possible d’extérioriser mes pensées et de relativiser par rapport à elles car lorsqu’on est en résilience de survie, la prise de recul face à la situation est très difficile à faire. De plus, mon attitude face à la situation avec laquelle je ne me sentais pas bien a changée. Au lieu d’être en confrontation et dans le déni, j’ai tranquillement commencé à accepter ce qui nous arrivait. J’ai tenté de trouver des moyens pour se sentir mieux et vivre en “harmonie” avec cette nouvelle réalité.

Le changement n’est jamais évident à accepter et avec la vitesse à laquelle il est possible d’en vivre lorsqu’on est une famille militaire, notre capacité d’adaptation risque d’être mise à l’épreuve plus d’une fois! Voici ce qui m’a permis de m’améliorer en situation de défi:

  • La cohérence cardiaque: le simple fait de prendre de grande respiration m’ont permis de constater à quel point ma respiration n’était qu’en surface au lieu d’être profonde et lente. Au début, un cycle de trois minutes m’était très difficile.
  • L’acceptation de ses pensées: par la lecture de du livre Le piège du bonheur, j’ai constaté à quel point il est vrai que notre dialogue avec nous-mêmes peut nous amener une certaine frustration. C’est en prenant du recul face à ce que mon cerveau pensait que j’ai réussi à relativiser les choses.
  • Prendre du temps pour soi: En dépit de mes heures de sommeil, j’ai commencé à investir du temps pour me consacrer à des petits projets qui me font du bien. Que ce soit de partager mon expérience par le blogue, le tricot ou encore en échangeant avec les gens vivant des situations semblables aux miennes sur les réseaux sociaux, le fait de me déconnecter de mon rôle de maman m’a fait du bien. Certes, ce n’est pas évident à faire lorsqu’on choisit d’être maman à la maison, mais pour moi c’est essentiel.

Un heureux imprévu

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Cet hiver, nous avons eu, mon homme et moi, une surprise: je suis tombée enceinte.  Nous avions décidé qu’avoir trois enfants nous satisfaisait, mais la vie en a décidé autrement. Nous n’avons eu aucun doute à savoir si nous poursuivions ou non cette grossesse, car nous en avions déjà parlé. Puisque nous aimions les enfants, nous allons accueillir cette nouvelle vie avec plaisir.

 

Cette nouvelle est arrivée alors que la restriction imposée nous donnait un certain fil à retordre. Au final, cet imprévu allait nous donner la chance de contrôler un peu notre réalité après un an d’incertitude. Le congé parental à venir de papa nous permettra de vivre en famille pendant un bon moment nous laissant ainsi un certain temps supplémentaire pour vendre la maison et se retrouver ensemble après une année tumultueuse. De plus, nous aurons la chance de prendre du temps pour voyager tout en apprenant en famille, rêve que je caresse depuis plusieurs années déjà. La décision de partir en voyage a été un vrai “game changer” pour moi à un moment où j’en avais vraiment besoin: un peu de certitude alors que je commençais à perdre espoir en un changement de situation familiale pour nous.

Comme quoi la vie nous réserve de belles surprises malgré les embûches!

 

 

2017 en espérant qu'il soit très différent de 2016!

Normalement, je ne fais pas de bilan de fin d’année, mais puisque j’ai tendance à broyer du noir ces temps-ci (merci carence de vitamine D!), je me suis dit qu’une petite rétrospective de 2016 me ferait du bien. Peut-être que le fait de voir d’un autre oeil tout ce qui m’est arrivé en 2016 m’aidera à faire la paix avec cette année houleuse et repartir du bon pied pour la prochaine à venir, car Dieu sait qu’elle sera plein de défis elle aussi! *À noter qu’il m’aura fallu un mois entre le début et la fin de la rédaction de ce billet, comme quoi nous avons besoin de temps à l’occasion ;).

2016: on sort de notre zone de confort

Janvier 2016

Voilà maintenant deux ans que nous sommes revenus dans la région de Québec après 3 ans en Ontario. Ayant eu mon lot de hauts et bas suite au déménagement, le fruit de mes efforts pour apprivoiser mon nouveau quartier, ma nouvelle vie et mes SPM (vive la trentaine féminine…) a commencé à porter fruit.

J’ai réussi à accepter le fait que l’apprentissage en famille n’est pas ce qu’il y a de mieux pour notre premier né grâce au fait qu’il aime aller à l’école tous les matins et qu’il vit dans un beau groupe guidé par une merveilleuse enseignante. Je partage donc mon quotidien avec nos deux plus jeunes qui apprennent à être et jouer ensemble.

Avril 2016

Une offre de mutation se pointe le bout du nez: Retourner à Kingston, cette ville dans laquelle nous désirons nous retirer pour nos “vieux jours”. Nous serions fous de ne pas l’accepter puisqu’elle me manque tant. Mon homme accepte donc la mutation et nous engageons les procédures de mise en vente un peu précipitamment, comme bien des gens du milieu.

Le pire que nous craignons arrive. La maison n’est pas vendue au début du posting de l’homme. Nous avons d’ailleurs des différents avec les courtiers qui ne semblent pas apprécier notre maison à sa juste valeur… La restriction imposée s’impose d’elle-même.

Septembre 2016

Un peu en déni de la nouvelle réalité qui se dessine à l’horizon, nous tentons l’expérience de la scolarisation à domicile de notre plus vieux afin de pouvoir  avoir davantage de liberté et aller vivre à temps partiel avec papa. En raison de différents éléments, dont l’adaptation récurrente que les enfants ont à vivre, cette expérience ne répond pas aux besoins de tous les membres de la famille. Notre grand prendra donc le chemin de l’école vers la mi-novembre.

Novembre 2016

Le retour à la routine “scolaire” ramène une certaine structure à nos journées. Notre grand se sent bien à l’école, les amis qui lui manquaient l’ont accueilli chaleureusement et il se fait une place très facilement. À la maison, bien que le jeu soit la principale activités pour mes deux plus jeunes, ils apprennent beaucoup! Ils sont d’ailleurs devenus de vrais complices. Leur imaginaire me fascinera toujours. Ils peuvent jouer des heures et des heures sans anicroches seuls dans leur monde qu’ils se sont construit. La poussière se dépose tranquillement, ce qui me permet de mettre un baume sur mes déceptions, de me reposer et retrouver ma zénitude perdue.

Décembre 2016

Nous passerons près d’un mois en famille pour les vacances de Noël. La présence de papa est bénéfique pour tous, maman incluse. Un beau moment pour se ressourcer, se poser et passer du temps en famille.

2017: Un nouvel espoir!

Janvier 2017

C’est avec la rancoeur dans le coeur que je n’ose pas poser de regard sur cette année 2016 qui vient de se passer. Il me faudra quelques temps afin d’accepter une fois de plus notre réalité.

J’ose espérer que nous arriverons à changer de courtiers immobiliers pour d’autres qui sauront apprécier notre propriété et la vendre à des gens qui auront un coup de coeur envers cette demeure si unique.

J’ose espérer que nous pourrons nous rejoindre à l’endroit que nous désirons et ainsi débuter un nouvel épisode de notre vie plus stable, pour les enfants, pour mon conjoint, et surtout pour moi. Afin que je puisse enfin construire un projet solide qui me permettra de vivre le mode de vie auquel j’aspire.

On se revoit fin 2017 pour voir comment cette année aura été.

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5 trucs qui m'aident à sortir de la grisaille

Parfois la vie met de beaux gros défis sur notre chemin. Vient alors notre réaction face au changement. Sommes-nous bien avec ce qui nous arrive?  Voudrions-nous que tout soit passé afin que nous soyons à nouveau dans une situation agréable? Notre état de résilience tire-il davantage de la survie que de croissance?

Ces changements

Que ce soit une naissance, un décès, un accident, un déménagement, un changement d’emploi, un changement vient chambouler notre petit monde. Il n’en tient qu’à nous que de se retrousser les manches et de voir ce défi comme une manière de grandir personnellement.

Lors d’un changement, j’ai entendu parler dans le milieu militaire que nous avions besoin de 6 semaines pour s’y faire. Par exemple, il se peut aussi que bien malgré la volonté de bien vivre le changement, la lourdeur de la tâche que l’on s’impose soit au dessus de nos capacités et nous amène dans un état de survie qui ne nous correspond pas normalement.

Dans ces moments, il est important d’en prendre conscience et d’utiliser les ressources mises à notre disposition pour remédier à la situation.

Ça semble facile à faire écrit comme ça, mais cela demande une  grande capacité de recul et d’acceptation de soi pour arriver à se sortir la tête hors de l’eau et commencer à nager  vers la bonne direction.

Comment arriver à s’aider lors de changements déstabilisants?

Il existe plein de possibilités et de ressources! De la consultation auprès de spécialiste à la lecture sur le développement personnel en passant par ces petits rendez-vous avec soi que nous nous offrons de temps à autre, la liste est aussi variée que le nombre de personnes sur Terre! Je vous partage donc ici, ces choses qui m’ont aidé lorsque je naviguais dans les vagues torrentielles. À vous de voir qu’est-ce qui vous ferait du bien dans votre contexte à vous.

  1. S’extérioriser: Il est important, selon moi, de vivre le changement ensemble et non les uns contre les autres.  Il est donc important de faire la paix avec ses préoccupations intérieures pour accueillir celles des autres.  Que ce soit avec une amie, un professionnel de la santé mentale, s’exprimer sans peur d’être jugée m’a enlevé une grande pression que je m’étais mise sur les épaules. Je m’étais mise en tête que je devais être parfaite, en charge de tout (j’étais à la maison, aussi bien tout faire le jour pour profiter de nos soirées avec papa) alors qu’il était primordial d’être humaine lors de cette situation de changement (un déménagement dans ce cas-ci).
  2. Prendre conscience des manifestations de nos réactions: J’ai remarqué que j’avais la tendance à exiger la perfection à mes enfants, tout comme je me l’exigeais. J’avais oublié qu’ils étaient des enfants et que la majeure partie du temps ce qui me dérangeait n’était vraiment pas la fin du monde. De plus, les enfants réagissent eux aussi à leur manière lors de changement. Ils réagissent d’autant plus si les parents sont eux-mêmes en réaction à la nouvelle situation qui se pose, puisqu’ils les imitent depuis leur plus jeune âge.
  3. S’ajuster: J’ai donc modifié mes exigences envers mes enfants et moi-même. Au diable le ménage impeccable, la vaisselle lavée après chacun des repas, le linge plié dès que la sonnette de la sécheuse résonne. L’étau qui m’étreignait s’est peu à peu desserré, la tension que je ressentais continuellement, m’a quittée tranquillement. Mes enfants l’ont assurément ressenti et la vie s’est apaisée graduellement.
  4. Célébrer son évolution: Il est important de remarquer le progrès que nous faisons en tant que personne et se le mentionner. On peut en parler ouvertement avec ses enfants pour leur montrer que c’est humain de commettre des erreurs et que l’important c’est de  faire des efforts pour s’améliorer: “Te souviens-tu lorsque maman se fâchait souvent? Est-ce que tu trouves que ça arrive moins souvent? Qu’est-ce qui m’a aidé tu penses pour que j’y arrive? Je suis fière d’avoir réussi à me calmer!”  Il est même possible de faire une fête ou une sortie  “je vais mieux” pour se récompenser de tous les efforts que nous avons faits.
  5. Prendre du recul quotidiennement: Dans la folie du quotidien,  il est facile de se laisser emporter par le courant. Dorénavant, j’essaie de prendre un moment pour être seule avec #monnombril à chaque jour. Ce moment me permet de me poser, de me recentrer sur moi, de méditer, de faire quelque chose que j’aime, de penser à moi, de faire ce que j’ai envie de faire. Une fois par jour, je me choisis, pendant 15 minute, 1 heure ou deux, selon mon niveau d’énergie et du temps dont je dispose. Ce recul quotidien me fait un grand bien et me permet de me considérer en tant que personne, car il est si facile de s’oublier quand on a la responsabilité de la maisonnée et des enfants sur ses épaules.

Ce qui m’aidera à traverser des épreuves que la vie met sur la route changera surement avec le temps puisque j’évolue au travers de chacune d’elle. Je crois que rien n’arrive pour rien, qu’il y a une raison à chacun des événements qui nous arrivent.  Les épreuves qui croisent ma route façonnent ce que je suis et m’aident à devenir quelqu’un de plus grand.

À quel défi serais-je confronté prochainement? Seul le temps saura le dire…

 

Du renouveau pour 2017!

Voilà déjà 2 ans que j’ai commencé à bloguer. Pour partager mes hauts, mes bas et mes passions. Tranquillement, je me découvre autant en tant que blogueuse que comme personne. L’écriture me permet de placer mes idées, de prendre du recul sur ce que je vis, de réaliser tous les petits bouts de chemin que je fais au travers des défis qui me sont lancés et de partager pour aider ceux qui sont dans des situations semblables.

Plus ça change, plus c’est pareil

Cette année, je suis encore maman solo sur semaine. Tranquillement, notre petite routine s’est installée et nous nous sommes faits un certain confort malgré tout. Je partagerai donc ce qui m’a permis d’y arriver et les trucs qui me permettent de “survivre” au lot de tâches que je décide d’acquitter la semaine afin que nous ayons un semblant de vie de famille en présence de papa la fin de semaine.

Du nouveau!

Voilà donc pourquoi, j’ai changé le nom du blogue et son à propos. J’avais besoin de changement, d’épurer un peu mes écrits afin de suivre une ligne plus directrice qui me corresponde davantage. Je conserve mes sujets de prédilections: Vie (parce qu’il n’y a pas seulement la vie militaire dans la vie!), Activités en famille et Défis photo (qui me permettent de partager en images mon quotidien). Ils me permettent de m’évader un peu de mon quotidien tout en partageant sur des sujets qui me tiennent à coeur.

Si jamais vous désirez que j’aborde des situations ou des sujets précis, n’hésitez pas à m’en faire part. J’ai une foule d’idées qui ne demandent qu’à sortir de ma tête, je prioriserai donc celles qui seront davantage utiles pour les gens . Vous appréciez mes propos, un de mes textes vous amène à réagir, n’hésitez pas à le faire. Le but d’un blogue est de pouvoir échanger, voir les choses d’angles différents pour nous aider à évoluer. Partagez avec les gens de votre entourage, peut-être certains trouveront-ils quelque chose dans mes écrits qui les font résonner!

 

Au plaisir d’échanger et de partager en 2017!

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Le jour d'avant

Le jour d’avant, la veille de ce fameux jour.

Ce jour où papa partira. Peu importe la durée de son départ, la réaction est toujours aussi présente. J’oserais dire toujours aussi intense. Le même scénario se répète toujours bien malgré nous, malgré notre bonne volonté que cette fois-ci, ça aille un peu mieux.

Cette phase avant le départ, à partir du moment où les enfants sont mis au courant du départ dans la plupart des cas, n’est jamais de tout repos. Tous les membres de la famille semblent réagir différemment et de manières qui semblent en quelque sorte confronter les réactions des autres.

Je n’ai pas encore trouvé de bonne manière d’annoncer le départ de papa pour le travail.

J’en suis presque rendue à me demander si nous n’allons pas simplement aviser au dernier moment que papa doit partir. Se dire “Au revoir” et voilà: aucune appréhension de la part des enfants. Nous aurions seulement besoin de vivre nos émotions à nous…

Mais en même temps, je crois que c’est important que les enfants aient à vivre les “derniers moments” avec tous les membres de la famille réunis. Afin que nous puissions se faire un bon petit souper en famille une fois de plus suivie par une petite soirée relax tous ensemble, je me questionne encore à savoir ce qui serait la meilleure approche à utiliser.

Avant chaque départ, je suis toujours surprise.

Je suis toujours étonnée en prenant du recul à quel point, nous nous laissons embarquer dans ce tourbillon d’émotions. Ce tourbillon d’émotions qui amène les enfants à être excités sans raison apparente à nos yeux et qui, du coup, nous amène, nous les parents, à manquer de patience tellement l’atmosphère est chargée. Non, ce n’est pas en tout temps, mais pendant une durée assez grande pour vider notre petite réserve d’énergie de parents d’enfants en bas âge.

Des pistes de solution à garder en tête pour la prochaine fois

Pour les prochains départs, je me devrai de faire les choses différemment. Voici quelques essais que je pourrais faire:

  • Annoncer au souper avant le départ que papa quitte un certain temps pour travailler;
  • Annoncer la journée même du départ le dit départ;
  • Demander aux enfants ce qu’ils préfèrent (Je sais déjà que mon petit 4 ans n’aime pas dire Au revoir en temps réel, car il ne “s’ennuiera pas” dans ces cas.);
  • Préparer un calendrier avec les enfants pour faire le décompte des semaines de l’absence de papa (lorsque papa quitte plus de deux semaines.);
  • Faire un brainstorm d’idée de choses à faire pendant que papa n’est pas là;
  • etc.

Petit à petit, nous apprenons à mieux vivre ces émotions qui bouleversent les journées précédant le chamboulement de notre quotidien en espérant que ce sera un peu plus facile la prochaine fois.

Semaine 3 de monoparentalité: Des idées pour communiquer avec papa qui n'est pas là

Cette semaine, tout se met en place naturellement.

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L’ambiance dans la maison est calme, relax. Je prends le temps et ça fait toute la différence.  Je vois les réactions des enfants avec résilience (oh la résilience, ce terme a le droit à un post à lui seul!) et je prends du temps pour moi.

Du côté de la maman

J’ai été jasé avec ma travailleuse sociale, juste parce que… Imaginez-vous donc, elle a réussi à m’ébranler malgré tout, mais ça fait toujours du bien de faire sortir le méchant une fois de temps en temps.  J’ai été ensuite m’entraîner un peu et j’ai terminé ça dans le sauna du vestiaire (à défaut d’aller au spa, ça été un 10 min très relaxant).  Je continue de jouer de la musique, même si c’est beaucoup d’énergie et de déplacements pour une soirée de semaine. Ça me permet de me changer les idées de toutes mes responsabilités. Une seule chose à faire: essayer de jouer du mieux que je peux (même si je ne prends pas le temps de pratiquer…). Et pendant la journée, je recommences à prendre un peu plus de photos et de vidéos des enfants, chose que j’avais négligée depuis un certain temps.

Je suis occupée certes, mais je crois que j’en ai besoin. Le soir quand je dors, je dors! Et en suivant mes 5 trucs pour survivre sans papa, ça fait toute la différence pour toute la famille.

Du côté des enfants

Les enfants vont tous bien. Ils me demandent mois la télévision et c’est bon signe! Ils jouent bien ensemble par moments, moins bien par d’autres. Globalement, je sens par contre qu’ils se rapprochent les trois les uns des autres. Plus fréquemment, ils s’adonnent tous les trois ensemble à une même activité, chose qui n’arrivait pas si souvent (le plus vieux ayant 5 ans et le dernier 1 an et demi). Qu’est-ce qu’on fait quand l’ambiance dans la maison est bonne?

On sort de la maison! Puisque maman est à la maison, nos déplacements sont budgétés. Normalement, nous faisons notre sortie hebdomadaire le mercredi et ça s’arrête là. Cette semaine, nous avons donc fait un spécial: nous sommes allés aux Galeries de la Capitale faire des manèges avec ma soeur. Ça tombait bien, les manèges étaient gratuits lundi à mercredi 17h à 21h. Étant deux familles, nous avons pu séparer les grands des petits pour que chacun s’amuse à son goût. En plus, ça aide la maman côté gestion. Merci la soeur! Donc arrivée aux Galeries, souper sur place avant les manèges. Nous nous sommes séparés pour mieux se retrouver et finir la soirée dans la grande roue.

Les enfants étaient heureux, la maman était heureuse et je suis certaine que ‘matante” et “mononcle” aussi!

Suite à notre sortie, je croyais que les boys auraient aimé raconter leur soirée à leur père, mais en leur demandant, ils me répondaient négativement. Il faut dire qu’ils ne veulent pas trop parler à papa quand l’opportunité se présente ces temps-ci. Il faut préciser ici que le timing à 5h de décalage est rarement le même avec notre routine quotidienne. C’est une nouvelle réaction de leur part. Ça me déçoit, mais papa me dit que c’est normal et il a tout à fait raison.

Comment communiquer décalage horaire en prime?

  1. Grâce à FB ou au courriels, on envoie des photos à papa de bricolages, des enfants, etc.
  2. On lui fait même des notes vocales par Messenger. (On n’entend pas toujours super bien l’enregistrement, mais je profite des moments pendant lesquels les enfants veulent jaser quand ils passent.
  3. On trouve des mots de papa dans la maison une fois de temps en temps. (Je lui ai demandé d’en écrire une dizaine avant de partir). J’en sors un à l’occasion et je m’organise pour qu’ils tombent dessus ou je leur dis que j’en ai vu un et le cherchent.)
  4. On écrit des petits messages à papa: les garçons me les dictent et je les écris. On les envoie soit par réseaux sociaux ou courriel.
  5. On fait une carte pour donner à papa à son retour (chut, il ne faut pas lui dire 😉 )
  6. Lors de missions ou d’exercices plus longs, le centre de la Famille offre aussi le service d’envoi postal aux militaires, mais dans notre cas ce n’était pas possible.

Ce que je remarque dans ces communication est un message de mon vieux qui revient relativement souvent:

Papa, je t’aime, pourquoi t’es parti? ok, bye.

 C’est certain qu’il sait pourquoi papa est parti. Je crois que dans son message, il essaie de dire: je m’ennuie de toi, mais qu’il ne sait pas comment ou ne veut tout simplement pas se l’avouer. Un jour, il saura peut-être la signification de cette phrase…

En attendant le prochain article, n’hésitez pas à visiter mes autres articles de la série “Vivre quand papa part loin pour le travail”: 5 trucs pour survivre sans papa et première semaine sans papa.

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 Aujourd’hui, nous sommes le 1er novembre au soir, j’ai cherché partout dans la maison notre réserve de coquelicots pour en arborer un fièrement sur mon manteau lors de mes sorties quotidiennes, mais je ne l’ai pas trouvé… pourtant mon homme en achète à chaque année! J’irai donc en acheter cinq demain pour la famille. Nous porterons fièrement ce symbole, celui que j’ai appris à apprécier et à respecter avec sincérité.

Comment le Jour du Souvenir est devenu un jour spécial pour notre famille? Pourquoi fait-il maintenant partie intégrante de nos célébrations annuelles au même stade que Pâques et Noël?

Étant famille militaire, nous avons vécu la guerre indirectement, car papa n’a pas encore été déployé depuis que les enfants sont nés, et directement, dans notre ancienne vie, nous avons vécu jusqu’à maintenant deux déploiements (Afghanistan et Haïti). Depuis que je suis avec mon homme, soit depuis 2005, à chaque soldat qui tombe au combat, à chaque soldat qui met fin à ses jours, mon cœur a un pincement et pleure parfois. Une famille de plus de brisée, une vie de plus de sacrifiée pour notre pays.  “Pour notre pays”: Ça peut paraître cliché, mais c’est la réalité.

De son côté, mon homme aura vécu trois déploiements jusqu’à maintenant, étant déployé en tant que réserviste en Afghanistan une première fois avant notre rencontre. Il est important de considérer les réservistes comme faisant partie de la grande famille des Forces. Tout comme n’importe quel militaire de la régulière, ils peuvent être appelés à partir en mission dans le cadre de leur contrat.

Ces femmes et ces hommes ont choisi un mode de vie complètement différent pour notre pays.

Un mode de vie que seuls ceux qui le vivent peuvent le comprendre. Étant femme de militaire, je n’en ai qu’un très vague aperçu. Je tiens le fort du mieux que je peux lorsque papa est parti, mais je n’ai aucune idée concrètement de ce que peut être le fait d’avoir à quitter pour deux semaines, un mois, deux mois, six mois, un an, sa famille et ses proches. De travailler chaque jour de la semaine et de la fin de semaine dans un environnement complètement différent composée de tentes et de lits de camp en guise d’hébergement. De vivre en communauté sans avoir la moindre intimité en aucun moment. De se sentir constamment menacé lors d’opération risquée ou, simplement, de routine.  De s’attendre à tout moment à une explosion lors de mes déplacements, les plus courts soient-ils, en terre hostile. De se conditionner à s’étendre au sol dès qu’un bruit d’explosion se fait entendre. De sentir une constante insécurité et de s’attendre au pire pendant les moments les plus anodins de son quotidien. Tout ça pour notre pays.

Reconnaissance

Pour prendre le temps de remercier ces gens qui ont risqué leur vie, et ceux qui la risquent encore, pour nous permettent de vivre dans un pays où nous nous sentons en sécurité et libres.

Histoire

Pour se rappeler qu’il n’y a pas si longtemps, les temps étaient difficiles pour les familles de militaires qui les envoyaient au front dans l’inconnu. Pour ces familles, une lettre pouvait prendre des mois à se rendre à destination ou ne jamais y parvenir. Pour ces familles, l’appel d’un membre des Forces signifiait un terrible accident au sujet du militaire. “Pas de nouvelles, bonnes nouvelles” prenait ainsi tout son sens.

Pour se rappeler tous ces conflits, toutes ces guerres sous différentes formes, qui ont été mis à terme grâce à l’intervention des forces armées, grâce au sacrifice d’hommes et de femmes au service de leur pays.

Vie contemporaine

Pour se rappeler que les guerres ont changé et que les moyens de communication ont changé. Il n’en reste pas moins que les militaires ont un travail qui leur demande beaucoup d’altruisme et de résilience.

Chance

Pour apprécier la chance que nous avons d’avoir un papa à nos côtés en ce jour. Malgré les dangers et les événements des déploiements qu’il a vécu, il s’en est sorti indemne autant physiquement que psychologiquement. Je prie le ciel chaque jour pour que tout continue ainsi et qu’aucune bombe à retardement n’explose dans les dizaines, voire les vingtaines d’années à venir suite à ses missions.

Voilà pourquoi, depuis les 4 dernières années, nous allons en famille à la parade du Jour du Souvenir.  Malgré l’absence de papa cette année, nous y serons. À 11h11, le 11 novembre 2015, j’essaierai de contenir les enfants (jamais facile, croyez-moi!) pendant la minute de silence du mieux que je peux afin de rendre hommage à tous ceux qui ont donné leur vie pour que leurs enfants, leurs petits-enfants, les enfants de leurs petits-enfants et ainsi de suite puissent jouir d’un meilleur avenir.

Deux choses qui me manqueront cette année:

  • Notre “avent” du Jour du Souvenir : D’habitude, nous écoutons la série Band of Brothers ou Pacifica en intégralité afin de nous replonger dans le contexte de la guerre conventionnelle. Moi, qui ne s’était jamais vraiment intéressée à l’histoire lors de mes études, c’est avec ouverture que je me suis mise à l’écoute de ces séries.
  • L’après parade: lors des trois ou quatre dernières années, nous allions rejoindre papa à l’endroit qu’il était, au terme des célébrations avec les vétérans, ou faisions un petit social à la maison avec collègues, frères d’arme ou retraités des forces pour célébrer ce Jour.

Ce jour est donc pour nous bien plus qu’un jour “férié”, mais fait plutôt partie intégrante des valeurs que nous voulons transmettre à nos enfants: reconnaissance et appréciation des gens qui ont permis certain de nos acquis en tant que société.

Pour tous ces canadiens qui sont tombés au combat, n’oublions jamais…

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Semaine 2 de monoparentalité: mes 5 trucs pour survivre

Alors que nous avions eu une belle semaine lorsque papa a quitté, cette semaine est marquée par la manifestation de l’ennui de papa chez les enfants.

De quelle manière ils s’expriment (parfois inconsciemment)?

  • Ils sont plus “chigneux”, ou pleurent sans raison évidente;
  • Ils se chicanent un peu plus qu’à l’habitude;
  • Ils semblent plus fatigués, ils se réveillent la nuit;
  • Ils disent NON et y tiennent mordicus;
  • Ils font exprès pour ne pas suivre les consignes (et trouvent ça très drôle);
  • Ils demandent plus d’affection, sont plus “colleux”, veulent être près de maman;
  • Ils veulent écouter la télévision sans arrêt;
  • Ils sont survoltés dans les périodes pendant lesquelles papa prenait normalement la relève;
  • etc.

Comment ça se traduit chez maman?

  • Impatience;
  • Réaction un peu excessive considérant la situation;
  • Avoir le goût de juste rien faire, de faire tout sauf ce qui devrait être fait;
  • Se chercher, tourner en rond en pensant à ce qui doit être fait;
  • Sentir le manque d’énergie juste en pensant à une escapade à l’épicerie ou dans les magasins;
  • Avoir besoin de beaucoup temps seule kit à se coucher vraiment tard au détriment de son sommeil;
  • etc.

Ce que j’essaie de faire de différent qu’en temps normal?

Premièrement, je dois me rendre compte de ce qui se passe! Tout était ok la semaine dernière alors, j’ai dû m’apercevoir que les garçons étaient en réaction après une journée relativement pénible.

Ensuite, Je me dis alors que c’est normal que les boys réagissent ainsi (à force de pratique on finit par y arriver.) J’ai compris qu’ils ont de la difficulté à mettre des mots ou même comprendre ce qu’ils ressentent. J’essaie donc de nommer des causes possibles: fatigue, ennui, excitation, etc. C’est un apprentissage qu’ils doivent faire. En essayant d’extérioriser leurs sentiments, j’ai remarqué qu’ils se calment plus facilement. Aussi, ils commencent à tenter de les nommer. Ils disent plus souvent, “je m’ennuie de papa” ou “je suis fatigué”. Ils progressent et j’essaie de les féliciter quand je le remarque.

De plus, j’essaie de prendre le temps, d’être présente davantage pour mes enfants. J’essaie de bien cerner leurs besoins et d’en tenir compte dans l’horaire familial. La semaine dernière a été particulièrement chargé, j’ai eu du bénévolat le mercredi soir, je jouais de la musique le jeudi soir. Alors, on avait tous besoin de prendre une pause la fin de semaine arrivée. J’ai mis les tâches ménagères de côté. Nous avons bricolé et décoré pour l’halloween tous ensemble. On s’est bien amusé! Je ne suis pas prête encore pour l’hiver: mon stock est encore dans sa boîte dans le garde-robe, mais j’ai décidé de prioriser mes enfants. Le linge d’hiver peut bien rester là où il est, tant qu’il soit accessible!

Nous adaptons aussi certaines habitudes en l’absence de papa. Par exemple, si un des garçons me demande de dormir dans mon lit pour la nuit, je n’y vois aucun inconvénient. Ça se fait selon le besoin et je m’assure que cela n’engendre pas de conflits entre chacun. Chacun leur tour, ils sont venus dormir avec moi à l’occasion et je crois que ça les aide à être plus sécurisés. Ils savent par contre, que cette permission spéciale est temporaire et que lorsque papa reviendra, il reprendra sa place dans le lit des maîtres. Pour ce qui est de l’écoute de la télévision, je la permets un peu plus qu’à l’habitude, ils sont alors plus calmes et je peux préparer les repas plus facilement, mais j’essaie d’en limiter la durée. Pourquoi? car environ 5 minutes après avoir fermé la télévision, il y a une vague de contestation qui s’installe dans la maison et ce n’est pas ce qu’il y a de plus agréable! Maman est patiente, mais elle a ses limites.

Et maman dans tout ça?

Finalement, de mon côté personnel, j’ai remarqué que j’ai besoin de faire les mêmes choses que je faisais lorsque mon homme parfait alors que nous n’avions pas d’enfants.  Jadis, je m’installais devant la télé pendant des heures question d’écouter ma série de prédilection un épisode après l’autre. Comme si ça me permettait “d’avoir une vie” en l’absence de mon homme. Ça me permet aussi de me reconnecter un peu sur moi. À force de courir à longueur d’année et de prioriser les enfants et la famille, il est facile d’oublier ses besoins. Je prends donc au moins une à deux heures par soir afin de faire vraiment ce dont j’ai le goût: lire sur le web, regarder un film, bloguer, etc.

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Vous connaissez maintenant les 5 trucs qui me permettre de “survivre” en tant que maman de 3 enfants seule pour une relativement longue période:

  1. Prendre conscience des besoins de chacun;
  2. Mettre des mots sur les émotions possibles;
  3. Être à l’écoute des besoins de chacun;
  4. Permettre certains privilèges;
  5. Prendre une à deux heures par jour pour soi-même.

En attendant la suite la semaine prochaine, n’hésitez pas à partager vos propres trucs de survie (même si papa est là, ce n’est pas toujours facile!) sur ma page facebook, à aimer notre page et à partager cet article aux gens que vous connaissez.

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