Novembre: mois officiel de grisaille

La Terre s’éloigne tranquillement du soleil suivant son orbite. La nature commence à s’endormir tranquillement en attendant la neige qui viendra la recouvrir. Les  animaux se cachent, certains oiseaux ont quitté pour les pays plus chauds et les feuilles des plantes et arbres sont au sol. Quant aux humains que nous sommes, la diminution de la photo période entraîne une diminution de notre production de vitamine D. Certaines personnes ont de la difficulté à concilier tous ces changements et vivent des temps durs en novembre, bien évidemment, je fais partie du lot!

J’essaie bien des choses pour essayer de passer au travers de cette période grise de ma vie: luminothérapie, aromathéraphie… je projette essayer la nutrithérapie (via alimentation) et le yoga hormonal dans un avenir rapproché, car à  chaque année cette période est problématique pour moi. Je n’ose pas parler officiellement de dépression saisonnière, car ce n’est pas aussi intense qu’un dépression, mais mon humeur en prend un coup en novembre, et ce, chaque année.

En situation problématique, voire de crise, j’essaie tant bien que mal de:

  • respirer profondément en fermant les yeux;
  • me parler pour remettre les choses en perspective: « Rien n’est si grave en y repensant bien ». Oui certaines choses ne doivent pas passer quand on est parent, mais notre réaction n’a pas besoin d’être excessive pour autant.

Ce qu’il y a de plus important pour une maman/mère/femme est de prendre du temps pour soi, car une maman heureuse parfois absente vaut mieux qu’une maman en détresse présente 24/7.

Pendant que j’écris ces lignes, je me dis que je n’ai pas le choix d’avouer que j’ai appris cette leçon à la dure, en vivant bien des situations problématiques, surtout avec les enfants. Mon homme a dû me ramener sur Terre, car l’atmosphère dans la maison n’était plus vivable. Une chance que je l’ai cet homme: pour me ramener sur le droit chemin, pour m’épauler lorsque l’autodestruction doit s’arrêter.

En devenant maman, généralement, nous mettons de côté nos intérêts, nos loisirs, notre couple et parfois même ce que nous sommes. Les enfants deviennent la priorité et la tendance à s’oublier est de plus en plus présente. Ayant eu trois enfants en l’espace d’un peu plus de 4 ans et demi, ils sont devenus rapidement la prunelle à nos yeux et ceux qui nécessitait le plus. Papa, maman attendront, ce n’est pas si grave…

Oui, c’est si grave. Pendant que Maman s’oublie, elle met de côté ses besoins très souvent inconsciemment. Elle étouffe sa petite voix intérieure qui lui dit: j’ai besoin de sortir d’ici, de prendre du temps seule, de respirer, de bouger, de me retrouver.

Papa de son côté, voit Maman aller et ose un jour lui dire de prendre soin de soi, prendre soin de son couple, de ne pas s’oublier, car avant d’avoir des enfants, Papa et Maman étaient des amoureux chacun avec leurs passions personnelles et leurs intérêts communs. Ils ont voulu officialiser leur amour en fondant une famille et en transmettant leurs valeurs communes à ces petits êtres plein de vie. Oui, ces petits sont maintenant ce qu’il y a de plus important pour eux. Ils sont leur plus grande fierté, car ils représentent leur plus bel accomplissement de leur vie.

Mais, si Papa et Maman ne sont pas heureux chacun avec leur nombril ET ensemble, la cellule familiale est en déséquilibre. Les enfants étant de vraies éponges, autant au niveau de leur apprentissage que du côté émotionnel, ils vivront eux aussi ces sentiments d’inconfort  et d’incompréhension de soi.  Si Maman ne file pas un matin, comme le dirait si bien French Lily dans ses confessions  »juste parce que », ou que Papa et Maman se sont chicané juste avant le réveil des enfants, il est certain qu’ils ressentiront un inconfort qui peut résulter en différentes réactions qui ne sont pas toujours souhaitables.

J’en suis encore à travailler sur cet aspect: comment faire en sorte pour que mon humeur ne teinte pas celles des enfants, comment leur en parler afin qu’ils puissent apprendre par la modélisation. Ce sera surement un sujet d’article dans quelques années!

Pour terminer, en parlant avec mes amis et connaissances, je me suis rendue compte que je ne suis pas seule. Que tout le monde réagit à un certain niveau du baisse de luminosité: le soleil est une grande source d’énergie pour tous. Parler, écrire, s’extérioriser fait un bien immense, cela permet de mettre des mots sur les émotions, de faire le ménage de sa tête et de prendre le recul nécessaire pour trouver des solutions et constater que « La vita e bella »!

Maintenant que j’ai presque passé au travers, mon défi sera de prévenir cette grisaille l’an prochain!

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